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2008.06.27

Le vieil homme et sa mère

Faut-il pleurer ou rire du débat sur les mères porteuses.
La conscience nous invite à pleurer ! Et pourtant tout semble nous inviter à en rire !
Outre le fait que le terme de « cocu » est désormais insuffisant pour qualifier la relation entre les électeurs catholiques et la majorité qu’ils ont élue, il faut avoir entendu le Professeur Nizan (spécialiste de l’avortement - génocidaire émérite) défendre l’idée des mères porteuses (aussi généreuses que les donneurs de sang). Selon lui, les mères porteuses ne pourraient pas avoir la possibilité de renoncer en cours de grossesse = comprendre : on lui dénie tout droit à l’avortement puisque l’enfant n’est pas le sien.
Mais alors, la mère génétique, elle, a le droit de renoncer à la grossesse pour la même raison. Est-ce à dire que celle-là peut exercer un droit sur la grossesse de celle-ci ? Si oui, on octroie à une personne pour son bénéfice propre un droit sur le corps d’une autre : en bon français, je crois que c’est la définition que l’on donne à l’esclavage ou au viol ! Belle avancée M. le Professeur !
On peut encore aller plus loin : une mère porteuse qui malgré l’interdit renoncerait à sa grossesse. La mère génétique ne serait-elle pas en droit de demander réparation et justice pour la perte de son enfant ? Quel juge ne retiendrait pas alors l’homicide ? Mais alors, l’embryon est une personne ?

Bref, voila un débat qui s’annonce et dans lequel nous pourrons nous contenter de poser les questions qui grattent. Nous laisserons ensuite les casuistes et les sophistes se battre entre eux.
Il sera toujours temps de leur faire savoir que les seules mères porteuses que nous acceptons pour nos enfants seront, comme le veut la Tradition, nos braves cigognes…

Klarenberg

13:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : mère porteuse

2008.05.28

Bon anniversaire Herr Tapper

193777588.jpgCe blog ne pouvait passer sous silence un évènement aussi important pour le rayonnement de la culture européenne contemporaine que le jubilé de l’excellent Horst Tapper qui fête ses 80 ans. Alors bon anniversaire Monsieur Tapper au nom de l’équipe de Primo Piano ou plutôt bon anniversaire Stéphan Derrick, tant il est difficile de distinguer lequel d’entre vous deux,  l’acteur ou le héros est cet homme si impeccablement coiffé au regard vif de qui nous nous sentons tellement proches.

Evidemment cet évènement ne fera pas l’objet d’une grande publicité sur les media français cultureux, et même chez ceux d’entre eux qui se veulent franco-allemand : Arte préfèrera parler des ignobles mises en scène de Bayreuth plutôt que de l’homme qui incarne pour tant de ménagères de plus de cinquante ans le visage du suspens, de l’angoisse de l’énigme policière haletante et qui par son talent d’acteur a sans doute dépasser l’art du grand Hitchcock en la matière!

C’est aussi l’occasion de dire merci à l’homme à qui nous devons tant de vocations chez nos policiers sur les deux rives du Rhin : le service public vous doit beaucoup !

Cet article à vocation culturelle est enfin l’occasion pour moi d’annoncer un prochain post dans lequel je développerai les deux motivations à l’entrée d’Aimé Césaire au Panthéon :

1°) Faire entrer le chantre de la négritude sera l’occasion de faire entrer aussi le chantre de la blanchitude.

2°) Ils pourront ainsi continuer à jouer aux échecs…et que le meilleur gagne !

Vito Andolini

18:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : horst tapper

2008.03.18

« Ô Metz !...

…Ô Désespoir ! Ô vieillesse ennemie !

N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Et me suis-je blanchi sous les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? »,

 

 

5c4a5edf9abaf03c73ce06aa8408a8c7.jpgVoici quelles auraient pu être les paroles de Jean-Marie Rausch dimanche soir s’il avait eu la moindre once d’esprit. Mais fort heureusement il n’en a jamais eu, et c’est sans doute pour cela qu’il fut un maire admirable depuis 1971 qu’il administrait la superbe ville de Metz. (Henry IV lui-même ne dit-il pas jadis : « Paris vaut bien Metz » ?)

Et les français ne sont pas loin de penser comme moi vu les maires qu’ils se sont choisis hier.

Je dis « qu’il administrait » parce que l’information est tombée hier : il ne dirigera plus la capitale de l’Austrasie.

Le sens caché de cette élection dans un bastion de l’Est est sans doute à chercher derrière la signification des noms germaniques de ses protagonistes. Ainsi « Metz la Riche  » sera désormais représentée par M. Gros (Gros=grand) et non plus M. Rausch (=ivre) le tout grâce au travail de Mme. Zimmermann (=le charpentier) et l’entremise de Mme. Griesbeck (dont le nom est insignifiant comme sa personne et le centrisme duquel elle se réclame).

Ainsi est mis en exergue la grandeur du travail bien fait du charpentier insensé et sans imagination plutôt que l’inspiration et le génie de l’ivresse…La morale « petit bourgeois » en sort sauve.

Mais la ville de Pépin-le-Bref, de Verlaine et de Colette Beaudoche méritait mieux que ça. Le sens de l’histoire, la Tradition toute entière exigeaient que Jean-Marie Rausch reste en poste jusqu’à ce que mort s’ensuive, comme les plus grands, morts à leur poste : Molière, Beethoven, Bonneau (de la bande à Bonneau) et les 36 rois qui firent la France …

La ville qui avait su résister à Charles Quint s’est livrée à M. Gros ; l’histoire ironise.

La conquête de Metz par ce M. Gros sonne comme un mauvais présage. En effet, si les gros reviennent en force, il est à craindre que Gérard Larcher revienne au gouvernement et pourrait s’ensuivre une « larchérisation » des esprits déjà courageusement combattu sur ce blog.

http://primopiano.20minutes-blogs.fr/archive/2006/05/11/g...

http://primopiano.20minutes-blogs.fr/archive/2007/04/18/qui-a-tué-le-ministre-boulin.html

 

Klarenberg

11:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13)

2008.01.30

Maurice Barrès est mort

0852bb989bc03ef336a7dc69be595d82.jpgMaurice Barrès est mort. Mort et enterré.

La mort de Maurice Barrès est un fait connu de tous, ce qui est nouveau c’est que l’œuvre de Maurice Barrès ait rejoint dans la tombe le corps mortel de l’auteur.

Qui connaît aujourd’hui l’œuvre de Barrès ? Qui l’a lu ? Qui l’a réellement goûtée ?

Peu de monde sans doute. Voila déjà de longues années que le génie lorrain était suspect pour les universités et les milieux de presse. Désormais il est à l’Index : essayez de trouver une librairie qui propose les ouvrages de Maurice Barrès. Pas une ne propose un échantillon du maître de la littérature française d’avant 1914. L’homme qui a dominé de la tête et des épaules la littérature de son époque au point qu’on a pu parlé des « années Barrés », celui « avec qui » ou « contre qui » l’on était est passé aux oubliettes.

Si vous en doutez, promenez-vous du côté du très parisien boulevard Saint-Germain et consultez les nombreuses librairies, où vont s’approvisionner les étudiants du prestigieux IEP de Paris destinés à venir irriguer le monde de demain de cadres en tous genres, et vous en acquerrez la certitude : « La colline inspirée » n’insufflera plus de mystique terrienne à nos dirigeants.
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L’idéologie de la globalisation a eu raison des « Déracinés » qui n’a rien perdu de sa pertinence au contraire, nul ne fera le rapport entre nos parlementaires d’aujourd’hui et ceux de « Leurs figures », « La mort de Venise » n’élèvera plus jusqu’au sublime la réflexion sur la fin d’un monde. Même « Le culte du Moi » semble suspect de nationalisme ?

Et pourtant si certaines œuvres barrésiennes tomberont dans un oubli mérité (Les bastions de l’Est, Les diverses familles spirituelles de la France ), l’ensemble mérite d’être lu. Notre époque a besoin de Barrès.

La preuve : « Certaines personnes se croient d’autant mieux cultivées qu’elles ont étouffées la voix du sang et l’instinct du terroir. Elles prétendent se régler sur des lois qu’elles ont choisies délibérément et qui, fussent-elles très logiques, risquent de contrarier nos énergies profondes. Quant à nous, pour nous sauver d’une stérile anarchie, nous voulons nous relier à notre terre et à nos morts. » M. Barrès Amori et dolori sacrum

 Klarenberg

 

 

 

2008.01.21

Jacques Attali est-il une merde?

 

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On sait que Jacques Attali est un résidu mal digéré de Mitterrand. Est-ce suffisant pour le qualifier de rejet fécal? D'incompétent pour relancer la croissance sûrement, de merde sûrement pas.

La réponse à la question ici posée nous sera fournie dés cette semaine. Le grand spécialiste français de la croissance (sic) a accepté de nous indiquer le chemin à suivre pour retrouver la croissance économique comme on retrouve son chien après la chasse.

Et les solutions sont simples : immigration et suppression des départements. (Si on m’avait demandé mon avis, j’aurai répondu : réchauffement de la planète et poule au pot)

Voila un socialiste impénitent.

La première proposition ne pouvant être commentée sans tomber sous le coup de la loi Gayssot ou sous ceux des militants lepénistes, je m’abstiendrai de vous faire partager mes réflexions.

La suppression des départements me paraît en revanche à la portée de ma critique ; non pas que les départements soient une merveilleuse invention de la Révolution mais, en vigueur depuis plus de deux cents ans, le découpage a fini par prendre du sens, à créer une identité départementale et donc à justifier de l’existence d’un  bien commun que des élus locaux ont la charge de défendre et de discuter.

Mais il y aura toujours les irréductibles imbéciles qui voient dans le département, une marque de notre odieuse Révolution et salueront dans les régions la résurgence de nos regrettées provinces d’Ancien Régime. Il serait judicieux de faire remarquer à ceux-là que les régions sont aux provinces ce que les syndicats de travailleurs sont aux corporations d’antan.

Ceux-là associés à ceux qui veulent une collectivité de référence au niveau européen supprimeront l’échelon départemental pour grossir d’autant les compétences régionales. Encore une fausse bonne idée en libre circulation : les Länder allemands votent des lois et exécutent des décisions fédérales, nos régions pondent des plans pluriannuels et distribuent des subventions : comment ces entités vont-elles discuter et de quoi ?

La plupart des régions sont mal découpées : le Languedoc-Roussillon n’est ni le Languedoc ni le Roussillon, les Pays de la Loire n’ont en commun qu’un voisinage avec la Loire , le Centre n’a d’autre identité que d’être placé au centre, la Normandie est coupée en deux…

Le mode d’élection des conseillers régionaux reste obscur et inexplicable : comment peuvent-ils être légitimes ?

Les missions des régions sont légères : administrations de projet, les services des régions sont largement composées de cadres et n’ont d’autre capacité d’action que d’inciter les communes, les associations ou les entreprises à faire ou à ne pas faire. Eloignées du terrain, elles ont besoin plus qu’aucune autre collectivité locale de s’appuyer sur des services déconcentrés. On voit fleurir les antennes des conseils régionaux ou encore les Pays…Bref, la lourdeur de l’Etat sans la nécessité.

Le seul avenir promis aux régions est de s’engraisser pour devenir des mastodontes administratives fortes d’un gros budget et de services nombreux : exactement ce que le secteur public français ne peut plus se permettre.

Face aux régions les conseils généraux sont proches du terrain avec des élus enracinés dans chaque canton et des services à l’expérience éprouvée.

Or ces départements par leur multiplicité et leur taille ont une souplesse et donc une capacité d’adaptation qui leur offre de nombreuses possibilités d’évolution.

Certaines dispositions de la loi du 13 août 2004 semblent ouvrir des pistes encore inexplorées. Pour certains domaines nécessitant l’installation de grandes infrastructures et une coordination sur un territoire plus vaste qu’une commune (type élimination des déchets, station d’épuration des eaux usées, etc.), le département pourrait prendre un rôle de chef de file dans les secteurs ruraux et coordonner ainsi les efforts de communes isolées, tandis qu’il transfère l’exercice de certaines de ses compétences sur le territoire des grandes agglomérations suffisamment organisées en communautés urbaines ou d’agglomération pour gérer par exemple la distribution du RMI, de l’APA, etc.

On obtiendrait une administration territoriale à géométrie variable selon l’organisation communale : là où l’intercommunalité est puissante, les communes et leurs groupements prennent le relais des conseils généraux, là où l’intercommunalité est faible, c’est le département qui épaule les communes.

De plus, pour éviter l’hyper croissance des régions et corriger ses défauts, la région ne devrait être qu’une organisation interdépartementale. Donc pas de mille feuilles mais deux collectivités de référence les communes et les départements qui coordonnent leurs efforts conformément à leurs intérêts : les deux départements alsaciens pourraient enfin travailler en harmonie, l’Ile de France deviendrait une vraie instance de concertation de toutes ses composantes, la Bretagne fixerait sa frontière.

Cela nécessiterait toutefois de concevoir que tout le territoire ne soit pas structuré sur un seul modèle. Voila sans doute une idée originale mais sûrement pas à la portée d’un cerveau laminé par quatorze années de mitterrandisme.

Vito Andolini

Je suis (encore) partout!

 

 

« Le peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre »

L’histoire nous enseigne qu’il ne reste que peu de temps avant que les Français ne vomissent l’ancien maire de Neuilly comme ils ont vomi après les avoir acclamés Giscard, Pétain, Napoléon III ou Louis XV.

 

L’optimisme officiel qui répète que l’homme providentiel a tout réussi quand il n’a encore rien commencé ne trompe plus grand monde. Mais le danger nous guette de nous résigner à l’absurde gouvernemental. La propagande communicationnelle présidentielle aurait alors atteint son but puisque le propre de la propagande n’a jamais été de convaincre par une avalanche d’idées sommaires répétées par mille moyens mais bien plutôt de pousser, par l’excès de slogans et d’images simples, toute pensée libre à l’hébétude.

 

 

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 La haute Pétainerie d’aujourd’hui, comme l’autre, a sa presse et ses directeurs de rédactions, petits soldats de la propagande leur mission est de répéter semaine après semaine, avec la même patience et l’industrie que l’insecte, les mêmes fadaises qui ont fait élire le hongrois. De cette nombreuse armée grouillante et dévouée au chef charismatique, le plus zélé est sans aucun doute François d’Orcival. L’homme qui avait prédis un troisième mandat Chirac défend désormais jusqu’à l’absurde la bêtise dés lors qu’elle est gouvernementale. Il a même applaudi à la visite de Bigard au Vatican alors qu’il poussait des cris d’orfraie quand Jack Lang à la Culture faisait du graphitis un Art.

 

 Toutefois une question me taraude : lorsque notre pays sera libéré des forces sarkoziennes, s’ensuivra, comme toujours dans ces situations, une période de transition et d’épuration où les salauds et les pourris s’échangeront les rôles.

A ce moment-là, François d’Orcival sera-t-il pendu… ou ministre ?

 

Klarenberg

2008.01.17

Nuisibles

Vous les connaissez, ce sont ceux qui en réunion publique attrapent le micro pour raconter leur vie plutôt que pour poser une question, ce sont ceux qui parasitent des milliers d'associations, cotisent partout, s'enivrent à la démocratie civile, organisent des putchs dans les clubs de pétanque et organisent des tractages spontanés, bénévoles ... alors que personne ne leur avait rien demandé.

Ce sont les moines soldats des biens pensants ... mais un moine, chacun le sait, ça s'enferme derrière des gros murs d'abbaye.

Je vous en ai déniché un specimen ... à étudier avec des yeux d'entomologiste :

http://soutienactiongouv.peyrouse.com/

C'est à peu près aussi utile et ridicule que de souffler dans le sens du vent pour faire tourner les éoliennes du gouvernement ...

Salut l'artiste (engagé bien sûr)

Primo

02:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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