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2006.05.24

A ne pas lire chez Fayard

    Connaissez-vous Jean-Louis Costes? Si non, tant mieux. M. Costes est un architecte élevé dans le XVII° qui, lassé de construire des horreurs, a fini par découvrir son anus de petit bourgeois. Depuis, gare à vous, c'est devenu un ARTISTE. M. Costes a peut-être lu, dans sa jeunesse conformiste,  Exégèse de lieux communs du grand Léon Bloy. Le pamphlétaire assassinait le Bourgeois-veau d'or à chaque page, en lui opposant l'Artiste, incarnation moderne du Christ. Visiblement, JLC n'a pas saisi toutes les subtilités eschatologiques de l'oeuvre et s'est limité à une stricte lecture littérale: pour ne pas être un sale bourgeois comme papa/maman et mes copains du XVII°, je serai un Artiste scatologique. Je suppose que JLC est dislexique...

    A ne pas vérifier dans son deuxième ouvrage, Grand-Père publié chez Fayard (après Viva la merda, Ed Hermaphrodites). Je vous laisserai le soin de répondre à cette grave question en avalant ces lignes car ce serait au-dessus de mes forces. Voyez un peu : " On devrait coincer Blanchette tapette à bicots/ le coincer dans un coin à plusieurs et l'empaler sur un saucisson ce pédé à bicot". Puis "les sodomies à la saucisse de Strasbourg et au saucisson sec sont bien acceptées par mon anus et ne constituent pas une atteinte à la vie et à l'intégrité de la personne [...] contrairement au saucisson à l'ail, dont le diamètre dépasse celui de l'anus et pourrait provoquer l'éclatement du rectum". CQFD. Vous voilà impatients d'assister à un de ses opéras porno-sociaux...

    Mais que vient faire Fayard dans ces considérations qui relèvent plus de la rubrique pratique de Têtu? L'argent évidèment! Où nous retrouvons le Bourgeois de Léon Bloy! En effet, JLC est aujourd'hui un Artiste bancable grâce son "talent" de performeur: j'apprends donc que se mettre tout nu sur scène, uriner sur le public et se masturber devant lui avant de sodomiser un baigneur en latex en hurlant "papa, encule-moi une dernière fois, comme quand j'étais petit" permet de devenir bancable. Il affirme que ce n'est pas de la provocation. Il a sûrement raison car ma pauvre morale bourgeoise etriquée n'est même pas choquée, seulement affligée.

Donc:

1) Fayard a besoin d'argent

2) L'imposture contemporaine n'a pas fini de sévir et a bien du mal à se renouveler (mais y avait-il besoin d'une confirmation?)

3) Je propose au FAS ou au FLB de confronter JLC à Steevy (et même à AGT pourquoi pas?), je suis curieux des réactions de Steevy

 4) Il serait bon de (re)lire Léon Bloy

 

Ambrogio Riva 

19:55 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0)

2006.05.20

"Les Petits Débats"

                                Je viens d'écouter avec attention la rediffusion des "Grands Débats du Mardi" de BFM présentés par Philippe Méchet. Sujet du jour : Quelle politique mettre en oeuvre pour intégrer les jeunes au marché du travail ? Invités : Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du Parti socialiste en charge de l'Egalité et du partenariat équitable, Valérie Létard, sénatrice UDF du Nord, vice-présidente du groupe Union centriste au Sénat et Fabien de San Nicolas, président des Jeunes populaires.

    Au bout d'une heure de débat, ou plutôt de critiques, contre-critiques et déballages tous azimuts de slogans creux, une seule impression, la déception, une seule envie, celle de pleurer sur la pauvreté du débat politique français. Un indice pourtant aurait pu me mettre la puce à l'oreille. Le titre même du thème de l'émission : "Quelle politique...". Passé inaperçu à la première lecture, ce singulier est pourtant en lui-même une grave erreur. Une erreur car il organise implicitement le débat autour de la simplification déplorable selon laquelle une politique unique pourrait résoudre l'énorme problème de la formation dans ce pays; comprenez en plus politique de droite vs. politique de gauche vs. politique du centre.

    A quoi alors fallait-il s'attendre sinon à une succession d'analyses médiocres, de constats consensuels et de préconisations creuses. Une heure donc de néant abyssal. Pas l'ombre de la moindre proposition concrète et précise. Une interrogation me revenait sans cesse à la bouche "oui, mais comment ?". "Il faut revaloriser les formations professionnelles !" oui, mais comment M de San Nicolas ? "L'Etat doit donner l'exemple", "il faut redonner confiance" oui mais comment M Lamdaoui ? "La sécurisation du parcours professionnel !" oui mais comment Mme Létard ? Questions sans réponses. Sans compter les contre-vérités teintées d'une mauvaise foi à peine voilée qui apparaissaient en filigrane.

     Le paroxysme de cette comédie navrante est arrivé vers la fin du "débat" lorsque M Lamdaoui lança à M de San Nicolas "vous voulez quoi, la privatisation de l'Ecole ?". Le débat ne vole décidément pas bien haut. Sur quoi Philippe Méchet annonça qu'après la pause les auditeurs auraient droit à des propositions claires de chacun. Ce n’est pas trop tôt. On est impatient, on est optimiste. Mais quelques minutes après la reprise, ma crédulité et mon enthousiasme passés me font honte. Rien de neuf, toujours pas de propositions explicitées et précises. Espoir déçu. L'émission se termine enfin sur la fière satisfaction des trois participants qui rentreront sans doute chez eux en pensant avoir bien fait progresser leurs idées et donc leur pays. Pour ma part, d'idées je n'en ai entendu aucune.

 

Primo Piano 

16:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

2006.05.18

Veni Vidi ... Non DaVinci !

 

Ce soir, vers 19 heures dans un cinéma des grands boulevards parisiens, on nage en plein Da Vinci Crowd

Tous les sexes, tous les âges -quelques Américains dans le lot- se pressent à l’entrée de la salle. On y rencontre des fans, des sceptiques, des curieux ; certains ont lu le livre, d’autres savent simplement ce que les médias et leur entourage en ont dit ; tous attendent avec un même sentiment d’excitation à l’idée de voir celui par qui le scandale arrive ...  

Il n’est jamais facile lorsqu’on a commencé par lire un livre d’apprécier son adaptation au cinéma. Il faut être honnête, en dignes enfants de l’écran, on a généralement  soi-même déjà sa propre « image » des différentes scènes, et souvent on sort déçu. L’exercice est ardu, y compris pour les excellents films.

Le livre -il est vrai- agaçait par ses lourdeurs, ses imprécisions, ses contrevérités, son dogmatisme parfois. Le film -et le défi était élevé- est encore pire ! Deux choses l’une, soit on n’a pas lu le roman au préalable et on est un peu perdu dans une intrigue qui ne laisse pas respirer ; soit on l’a vu et on est très, très déçu… Il ne s’agit pas d’entrer dans le débat sur la théorie de Dan Brown qui entre nous n’en vaut pas la peine, mais simplement de déplorer que les quelques aspects qui rendaient la lecture de cette fiction agréable et parfois –avouons-le– haletante sont totalement absents du film. Pas étonnant donc que tous les petits défauts reviennent à la surface de façon encore plus agaçante.

Le Louvre tout d’abord. Passons les erreurs sur l’accrochage des œuvres qui mélangent Renaissance italienne et grands formats du XIXe siècle, passons l’improbabilité qu’un tel musée soit dépourvu d’alarme, passons le choix bizarre du conservateur qui s’embête à décrocher un des plus grands tableaux de la galerie plutôt qu’un petit. Passons tout cela car il y a plus gênant. En effet, alors qu’on aurait pu s’attendre à ce que le réalisateur utilise ce cadre incroyable pour planter une ambiance mystérieuse et esthétique, il reste tragiquement extérieur au musée sans en saisir le charme et en exploiter le ressort dramatique. L’ensemble est ainsi d’une neutralité affligeante et ce même manque d’épaisseur se retrouve malheureusement dans les personnages. Certes on n’a pas au cinéma les mêmes possibilités d’introspection qu’à l’écrit mais tout de même c’est dommage.

L’histoire s’emballe, ça va vite, très vite, trop vite sans doute. Le film prend le parti faire des coupes franches dans le roman pour simplifier, du coup la solidité du propos –très développé dans le livre- perd encore en crédibilité. Tout s’enchaîne donc ainsi pendant 2 heures et demie. Les lecteurs du roman n’en peuvent bientôt plus de voir les gros raccourcis s’accumuler et pour ceux qui découvrent l’histoire ils n’accrochent certainement pas : un vieillard moribond qui graffite comme un fou dans la galerie du Louvre avec une balle dans l’estomac ; un moine albinos qui se flagelle et s’ouvre la chair avec un « porte jarretelle » métallique ; des vues aériennes en images de synthèse style « parc mini château » ; des reconstitutions historiques et des hologrammes risibles de désuétude etc, etc… 

Au final on n’y croit pas –tant mieux peut-être. Le moment de grâce arrive avec la fin. Dans la crypte d’une chapelle perdue en pleine forêt Langdon dévoile que le Christ aurait une descendance qui n’est autre qu’Audrey Tautou alias Sophie Neveu. Les éclats de rire dans la salle achèvent définitivement le film. « La p’tite fillotte de Jésus » : Amélie Poulain ! ... Voilà ensuite que nos deux héros retrouvent les derniers membres du Prieuré de Sion qui ressemblent plus aux « gens du village du coin » qu’aux membres d’une communauté secrète. Et enfin (!) retour sur le Louvre et la fameuse pyramide inversée… lieu de tous les mystères, juste au dessus du … du…Virgin Mégastore, là même où j’avais acheté le roman … ça casse le mythe.

Ouf, sorti ! Je dirais bien que tout cela termine en queue de poisson mais j’aurais trop peur qu’on y voit un symbole chrétien à interpréter … Disons donc simplement que les opposants au film peuvent se rassurer, plus encore que de preuves, c’est de talent dont le Da Vinci Code a manqué.

 

Verdict : allez voir un bon Indiana Jones au Video Club.

 

Primo Piano

17:15 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (1)

2006.05.15

FLB : Front de Libération de Bourriquet

Suite au récent rapport conjoint de la SPA et de Green Peace, un collectif clandestin s'est formé dans le but de mettre fin à la situation scandaleuse de Bourriquet, retenu dans l'indifférence général en otage par Steevy, intellectuel français dans la lignée de Brigitte Bardot (dont le silence est assourdissant face au souffrances de l'animal) et Danielle Gilbert.

Ane, mon frère Ane, nous voici venir ! 

 

Primo Piano 

 


02:35 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1)

2006.05.12

Peut-il y avoir un tollinchisme de gauche ?

 
Après les récentes déclarations de Jean-Luc Bennhamias, un nouveau courant semble être né. Mais au-delà des effets d'annonce, peut-on considérer comme possible et durable l'emergence d'un tollinchisme de gauche dans notre pays.

 Primo Piano

15:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

2006.05.11

Gérard Larcher est-il gros ?

medium_larcher.jpgAlors qu'une rencontre officieuse entre l'Institut Montaigne et Croissance+ concluait "les Français n'éliront jamais un petit, Nicolas Sarkozy n'a aucune chance". Les deux augustes think-tanks parisiens ne se rendaient pas compte qu'en reglant un problème, ils en créaient un autre : "les Français voteraient-ils pour un gros ?" et -selon la réponse- "Gérard Larcher est-il gros ?"

Face à la violence de la polémique qui en est née, nous nous devions d'ouvrir le débat sur Primo Piano.

 
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