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2006.07.28

Peacekeepers

medium_Stamp_Image_UN_Blue_Helmet.jpg     Quatre Casques Bleus ont été tués par des bombardements israëliens dans le Sud du Liban. Attaque délibérée ou erreur humaine (en aucun cas il ne peut s'agir d'une erreur technique vues les technologies employées), les commissions d'enquête trancheront mais à lire le rapport quotidien de la FINUL du 26 juillet, on ne peut que s'étonner de l'acharnement de l'armée de l'air israëlienne sur la position des observateurs, par ailleurs clairement reconnue et identifiable.

    Tuer un casque bleu est un acte lourd de symbole car tuer un "gardien de la paix" (Peacekeeper) signifie littéralement que de paix on n'en a que faire. Ces quatre Casques Bleus, autrichien, canadien, finlandais et chinois, bombardés à plusieurs reprises étaient des observateurs non-armés. Les bombes tombaient encore au moment où leurs dépouilles furent enlevées des décombres par les secours de la FINUL. 

    Le pire dans cette histoire c'est la mollesse des condamnations de la communauté internationale qui laisse faire. L'histoire retiendra que la France laisse tuer des Casques Bleus sans broncher.

 

    Qu'a-t-elle à perdre la France à adopter une attitude qui serait à la mesure des événements et de son exigence historique de rayonnement, c'est-à-dire frapper fermement du poing sur la table, demander à Israël l'arrêt immédiat de ses bombardements, au Hezbollah et au Hamas la libération des militaires prisonniers, exiger la reprise de négociations bilatérales dans le moyen-terme et finalement, dans le long-terme, le respect des résolutions de l'ONU, tant pour le désarmement du Hezbollah qu'en ce qui concerne l'évacuation des territoires annexés et colonisés par Israël. Une paix à moitié n'a aucune chance.

 

Thiébaut 

Commentaires

Apparemment, les politiques Israéliens n'ont plus du tout le contact de la situation.

Les militaires de l'armée israélienne investissent des villages ou les bombardent et ordonnent à la population de vider les lieux. C'est une épuration qui ne dit pas son nom et à laquelle on assiste, impuissants.

Je ne nie pas le droit à Israël de se défendre.

Mais doit-on pour se défendre d'un groupe terroriste bombarder le pays, à l'autorité si faible, sur lequel ce groupe se développe?

Si oui, est-il nécessaire de bombarder les centrales énergétiques, les routes, les aéroports, ainsi que les usines et les raffineries?

Si oui, est-il normal de ne pas prononcer de cesser le feu alors qu'une autre énorme catastrophe va commencer, une marrée noire énorme?

J'ai personnellement répondu non dès la première question.

Écrit par : pierre Catalan | 2006.07.31

Je vois que tu as fini par en parler sur votre blog... Bravo! C'est vrai que quand la situation est à ce point aberrante, il devient difficile de se taire.

Écrit par : Corisande | 2006.08.06

ce qui est intéressant quand on regarde un peu les chiffres c'est qu'il y a une constante qui se retrouve à chaque fois... elle vaut à peu près 10 cette constante :

- il y a un rapport d'environ 10 entre le nombre de victimes libanaises et le nombre de victimes israëliennes
- il y a un rapport d'environ 10 entre le nombre de missiles bombardés depuis Israël et le nombre de roquettes artisanales lancées de Palestine
- il y a un rapport d'environ 10 entre le PIB par tête israëlien et le PIB par tête palestinien...
d'ailleurs c'est peut-être de là que viennent les problèmes

Écrit par : thiébaut | 2006.08.07

Les commentaires sont fermés.

 
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