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2007.04.28

Dérapage bien contrôlé

    Deux choses ne sont pas dans les habitudes de ce blog : traiter des sujets avec retard et ne donner que des liens pour tout article. Et bien tant pis, me risquant à une entorse à ces deux règles, je vous renvoie à deux articles en réponse à cette phrase inadmissible de Nicolas Sarkozy sur la Shoah. A noter d'ailleurs le peu d'émoi qu'elle a provoqué parmi les partisans umpistes qui fantasment sans doute une France aux mains immaculées.

    Trois conseils donc au candidat de la droite décidément bien décomplexée : excusez-vous, arrêtez de raconter des conneries et lisez des livres.

 

L'article de Jean Quatremer

 

L'article de Pierre Catalan

 

Thiébaut 

2007.04.26

La grande arnaque des Bien-pensants

La Sainte Urne a parlé, le Sacré Tabernacle de la démocratie devant laquelle chaque citoyen est venu faire son sacrifice dominicale s’est exprimé : Ah ! Quelle merveilleuse alchimie qui transforme les croyances de gens sans idée en la Vérité Révélée pour toute une nation ! Merveilleux moments de communion collective et de célébrations cathodiques aussi puissantes qu’un Dies Irae.
Ô puissants prophètes, vous vous étiez exprimés : seuls quatre candidats avaient eu l’honneur de plaire au Tout-Puissant.
Les français n’avaient qu’à choisir : un homme neuf de plus de 70 ans, vétéran de la quatrième et féru des grandes rencontres internationales d’autrefois. Quel sacrilège ! Comme c’est excitant.
Les prophètes indiquaient également que l’on pouvait choisir M. Ouine : encore plus détestable que le premier, M. Ouine incarnait le non choix, le plus sûr chemin vers la Damnation : ni Bien, ni Mal, juste la reddition de la conscience.
Une Princesse figurait parmi les préférés de Dieu, désignée de son Doigt. Dieu le voulait : les français devaient élire une Reine (comme le bon peuple de Paris l’avait déjà fait en 2001), ils manifestaient ainsi leur volonté de vivre en insectes (comme les parisiens). Paix à leurs âmes !
La Divinité désignait aussi un homme de lois : fascinant pour tous les pharisiens qui confondent si facilement l’ordre social et la patrouille de police.

Enfin, les Temps sont proches, mais l’on sait déjà que les français sont toujours le peuple élu de Dieu. La France Lui reste fidèle à Lui et à ses commandements.

Dieu est donc français… en trois sondages et cinq instituts…

C’est peut-être ça le Destin surnaturel de la France.
Amen

Klarenberg

2007.04.23

Tu t'es vu quand t'as pas bu ...

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Une banale histoire de petit brun

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Enfin ! Après deux cents ans d’attente, les français ont enfin trouvé leur petit brun. Finies les crises de jalousie contre nos amis allemands, nous tenons le nôtre ! Lâche soulagement des nantis. Le vieux tribun n’a plus qu’à se rhabiller, ridiculisé par notre petit brun à côté duquel il paraîtrait presque comme l’incarnation de la raison et de la sérénité. Une vague d’espérance emporte l’horizon des possibles.

 

Et pas n’importe lequel! Une véritable perle rare. Car qui d’autre réussirait à se rallier tant les bourgeois catholiques que les gays du Marais, tant les juifs communautaires que les islamistes de l’UOIF, tant la haute finance et le MEDEF que l’ouvrier licencié pour délocalisation ? Toutes ces communautés doivent désormais former l’identité nationale. Heureusement qu’un ministère est prévu pour y travailler…

 

Si le pire n’est pas certain, gageons que le crû électoral 2007 sera de première qualité. La démocratie, une fois encore, est en train d’accoucher d’un de ses plus beaux rejetons.

 

 

Ah, Klarenberg, un petit mot sur le légitimisme pour nous rendre le sourire ?

 

 

Ambrogio Riva

2007.04.19

« Nique ta mère ! » contre « Suce ma bite ! »

Racailles versus racailles

ou

 

qui vote Sarkozy ?

 

 

            Depuis quelques mois, depuis septembre dernier en fait, une nouvelle France est née : la France des sarkozystes. Ils veulent remettre le pays au travail, en finir avec les tabous et le terrorisme intellectuel, rétablir l'ordre sur le territoire et réduire le train de vie de l'État. Ils travaillent, trouvent que les impôts sont trop élevés et ne sont pas choqués que les fortunes fuient la France. Surtout ils sont décomplexés. Ils sont de droite et aujourd'hui, enfin, ils peuvent le dire sans murmurer, sans fuir du regard, sans se justifier ou nuancer. Ils peuvent dirent « Je suis de droite » et non plus « j'ai plutôt une sensibilité de droite ». Ils ne se sentent plus seuls, ils sont des millions et ils comptent bien prendre leur revanche.

 

 

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            Voilà précisément le plus inquiétant. On pourrait reprocher mille choses à Sarkozy de la concussion avec les médias et le Medef à la négation de la séparation des pouvoirs en passant par les dérives populistes nauséabondes. Pourtant c'est cet esprit de revanche qui est le plus dangereux, cette envie d'en découdre à tout prix. Les conséquences sont déjà visibles, l'affrontement a commencé, en banlieue d'abord puis partout. Dans ses discours Nicolas Sarkozy n'hésite pas à réveiller les bas instincts et les pires préjugés. Il confond Nazis et Allemands, Italiens et voleurs et tous les clichés médiocres qui séduisent tant la France qui râle, dénonce et déporte. Il est capable d'expliquer qu'il faut remettre le pays au travail devant des gens qui depuis l'âge de 16 ans ont découpé des tubes d'acier à la chaîne avant de subir un licenciement économique. Tout est permis, les pires mensonges sous les meilleures intentions. Et aujourd'hui ils sont nombreux derrière lui à penser qu'ils sont les seuls à travailler, les seuls à payer des impôts ; à penser qu'ils entretiennent des gens subventionnés à ne rien faire, à penser que l'insécurité gagne La Baule et les villages reculés, à penser que « si ça continue il faudra que ça cesse », à penser qu'avec Sarkozy « ça va enfin bouger » et à croire qu'il vaut mieux renoncer à quelques libertés qu'à son confort.

 

 

            Aujourd'hui tout cela, ils peuvent le dire et le dire haut et fort et ils ne cèderont rien. Ils ont trop attendu ce moment. Ils prennent leur revanche et goûtent leur plaisir. On parle de « droite décomplexée » mais c'est davantage la « droite des complexés », la droite de ceux dont on s'est moqué. Elle n'a rien à voir avec la droite traditionnelle et légitimiste d'un Philippe de Villiers ou avec l'extrême droite de Jean-Marie Le Pen. Eux n'on jamais eu peur d'être de droite. Cette droite qui s'est réveillée « de droite et fière de l'être » n'est qu'une ancienne « droite honteuse ». Celle qui s'est sentie rabaissée et méprisée par la bienpensance et le politiquement correct. Celle qui veut se venger de ses humiliations et se souvient encore des souffrances subies dans la cour d'école à la récré'. Celui-ci un peu enrobé qu'on appelait « bouboule », celle-là avec son appareil qu'on traitait de « sourire d'acier », ceux-là encore, l'un avec ses boutons qui était surnommé « calculette », l'autre avec ses lunettes baptisé « bigleux »... Aujourd'hui Bouboule, Sourire d'acier, Calculette et Bigleux ont grandi. Ils se sont fait une place, une famille, une carrière mais il leur reste toujours un but non assouvi : casser la gueule de Gérard Lambert qui se foutait d'eux à la pause de 10h.

 

 

Heureusement, depuis 6 mois, ils ont croisé le chemin de Nicolas Sarkozy et voient dans le président de l'UMP l'instrument de leur vengeance.  Ensemble, à ceux qui crient « nique ta mère » ils hurlent « suce ma bite ». Voilà le niveau de la campagne présidentielle.

 

Le 17 juin, attention Lambert : « T’ar ta gueule à la récrée ! »

 

Primo Piano

Du pain et des jeux

Après Jack Lang, Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, Jean-Marie Le Pen revient à son tour aux fondamentaux de la politique: la fête, la fête, la fête. Une fois élu, le vieux tribun se réserve en effet une semaine de vacances, puis il organisera le 14 juillet un grand banquet de l'Etoile à la Concorde, suivi d'une fête bachique. Que demander de plus?

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Ambrogio Riva

11:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Le pen

2007.04.18

Qui a tué le ministre Boulin?

medium_robert_boulin.jpgTrente ans après, l'affaire Boulin réapparaît. Son Excellence Robert Boulin, ministre du Travail, est mort en forêt de Rambouillet. Les enquêtes officielles ont conclu à un suicide, la famille croit plutôt en un assassinat. Reste à savoir qui en serait le commanditaire. Personne ne l'a encore évoqué, mais Primopiano vous dévoile en exclusivité que toutes les pistes de la forêt de Rambouillet conduisent à la mairie!

 

Gérard LARCHER a bien tué Robert Boulin!

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Ambrogio Riva

11:35 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Boulin

 
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