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2007.05.07

Bohemian Sarkozy in Blues ...

Il n'aura échappé à personne que quelque chose s'est passé hier en France. On l'a vu à la télé.

Images à l'appui j'ai donc appelé la police mais force est de constater que le fait qu'un camp de manouches hongrois s'installe dans les jardins de l'Elysée n'inquiète personne.

Au contraire, c'est normal, démocratique m'a-t-on dit. Surtout quand le voleur de poules s'appelle Nicolas Sarkozy.

Aucun doute pourtant, petit, brun, l'élégance d'un rempailleur de chaise, deux blondasses avec lui, diseuses de bonaventure sans doute, un loubard en costume et cheveux longs qui a sûrement un canif dans la poche prêt au premier mauvais coup. Un grosse berline noire enfin, et si je n'ai pas pu distinguer l'attache-caravane ... aucun doute, il doit y être.

C'est normal, c'est démocratique.

Mais Cécilia, c'est démocratique aussi ? Parce que ça fait un peu Loana présidente ... hautaine comme la fille d'un marchand de pneus enrichi, elle s'y croit et elle a raison car elle y est.

Au fond l'histoire de Sarkozy est celle d'un arriviste arrivé.

Voilà que soudain le passage du Guépard de Lampedusa nous revient à l'esprit.

Nous sommes à Donnafugata en Sicile, dans le Palais du Prince Salina. Il organise selon l'usage une réception le soir de son arrivée de Palerme. Les modestes notabilités locales sont invitées. Le prince et sa famille, pour ne pas les gêner, délaissent la rituelle queue de pie / robe de soirée pour des tenues de ville simples.
Tout à coup, Tancrède, le neveu de la famille, survient et lance "Don Calogero arrive. Et il est en frack !" Cette nouvelle, écrit Lampedusa, fait plus d'effet sur le prince que le débarquement sur l'île des troupes garibaldistes. Le simple fait que le maire bourgeois de la ville, le propriétaire agricole enrichi, l'inculte, le gras Don Calogero puisse, l'espace d'une soirée, paraître davantage princier que le prince lui-même, symbolisait la substitution de classe -que dis je- d'époque, de style qui se déroulait.

Le temps est suspendu a Donnafugata. La tension est palpable. Don Calogero pénètre dans la pièce.

A cet instant précis pourtant, le prince ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire, rassuré, rasséréné.
Non, Don Calogero ne sera jamais le prince des temps nouveaux. Son frack, taillé à l'économie, lui va comme un tutu à une cantinière. Non décidément, il est des choses qui même si elles changent, paradoxalement, ne peuvent pas changer, au pire elles disparaissent.

Ainsi, Monsieur Sarkozy, Don Calogero de notre siècle, ne sera jamais président. Si certains ont pu s'inquiéter de son accession au "seuil présidentiel", il s'arrêtera au paillasson croyez-moi.

Quiconque a vu aujourd'hui, à froid, les images d'hier, de lui, de son entourage, de ses soutiens et surtout de Mireille Matthieu, ne peut plus douter : la fonction présidentielle est peut-être morte, mais Nicolas Sarkozy n'est pas président. Il n'est pas l'héritier de De Gaulle ou Mitterand, pas même celui de Giscard ou Chirac, pourtant Dieu sait que la barre n'était pas placée haute. En bon gros nouveau riche il fête la victoire dans un resto tape à l'oeil des Champs-Elysées (on a évité le Planet Hollywood de peu ...)

Ce ne sera donc jamais qu'un romano à l'Elysée. On chantera la Marseillaise sur des rythmes tziganes autour d'un feu. C'est peut-être un moindre mal.

Les Philistins règnent sur la France. Que fait Samson ? Ce ne sont pourtant pas les mâchoires d'ânes qui manquent.


Primo Piano
Présidovacantiste

PATIENS QUIA AETERNUS

Une citation vient à l'esprit ce soir, celle de François Mitterand le soir du 1er juin 1958, en rentrant de l'investiture du Général De Gaulle à l'Assemblée Nationale.

 

"Il va falloir maintenant que nous utilisions notre temps. On va écrire. On va écouter de la belle musique. On va voir des amis...parce que nous en avons bien pour dix ans."  

2007.05.05

Bier Heil !

Chers amis, qui par hasard ou par amitié, avez découvert ce blog, vous savez comme moi que notre pays va sortir de l’Histoire dimanche prochain 6 Mai 2007.
Il est temps pour nous d’abandonner la politique aux vers qui s’en sont saisis et la dévoreront comme une charogne.
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Elevons-nous l’âme au-dessus des miasmes sarkozistes et de la rhétorique matérialiste de ses cuistres économistes.
« L’Histoire de mon pays a été faite par des gens qui croyaient à la vocation surnaturelle de la France », disait Bernanos.
Ecrivons nous-même cette histoire. Soyons Tacite puisque Néron gouverne.
Envahissons nos écrits de l’ironie dont l’UMP est dénuée, noyons d’une encre vengeresse la stupidité en politique, le manque d’imagination, le pharisaïsme ambiant.

Et que nos sarcasmes nous rendent libres et…Immortels…

Au français approximatif de nos futurs gouvernants,
Opposons l’excellence de la langue de Voltaire et de Rivarol
A leur monde de robots,
Opposons la transcendance dans l’art, méditons Ruskin, écoutons Bach
A leur éthique protestante,
Opposons la bière et son art de vivre préservé du chaos pendant mille ans par les monastères.

-La littérature nous vengera
-La musique nous élèvera
-La bière nous sauvera

Inutile, dites-vous ?
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« Après tout, qu’importe les revers, si notre nom, prononcé dans la postérité, va faire battre un cœur généreux dans mille ans après notre vie ? » (Chateaubriand)

Klarenberg

2007.05.04

Les soutiens de la gauche sont lâches !

Sous ce titre évocateur, il ne s’agit pas de disserter sur la trahison de Séguéla ; mais bien plutôt d’envisager un phénomène sociopolitique qu’il m’a été donné d’observer.
Les alentours du stade Charléty le 1er Mai étaient envahis de partisans socialistes.
medium_Soutien1.JPG Or, il m’est apparu alors clairement le point commun que partageaient tous ces jeunes gens et ces jeunes filles entre eux : l’absence de soutiens mammaires. 
Voila un nouvel élément qui vient alimenter le moulin de ceux qui continuent à croire au clivage droite-gauche : Une telle pratique n’existe pas chez les électrices sarkozistes (et même chez certains électeurs, me dit-on …)
Or il en va du port de sous-vêtements comme des valeurs traditionnelles : sans elles, on se sent plus libre mais leur présence nous maintient.
En politique comme en mode, le laxisme est source de grande inégalité :
Telle qui aura des atouts physiques naturels se verra avantagée par cette mode
Telle autre qui s’en trouve privé se voit ainsi renvoyée à son propre physique alors qu’un soutien strict lui offrirait un maintien dont elle se trouve privé par la nature.

Mais alors deux questions se posent et ouvriront un débat qui passionnera les politologues :
-Ségolène Royal est-elle de gauche ?
-Quelle cochonnerie va bien pouvoir inventer François Bayrou pour se différencier de sa droite et de sa gauche ? (Le fait même qu’il se revendique du centre n’est-il pas déjà obscène en soi ?!)

Vito Andolini

 
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