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2007.09.20

La fête de l’humanité déchue

« Il est des lieux où souffle l’Esprit », assurément, Barrés a écrit cette sentence pour la fête de l’Huma. Mais l’esprit qui soufflait sur cette fête le week-end dernier n’est pas celui que le lorrain croit, ce serait plutôt l’esprit du temps.
Ceux qui étaient à La Courneuve l’ont vu : le communisme n’est plus ce qu’il était : ce grand mouvement fraternel associant les humbles dans une lutte contre le monde moderne.
C’est cette incompréhension du monde moderne qui le rendait sympathique à tout français bien né : il recréait un peu à sa manière le charme de l’Ancienne France, et par certains côtés, il a maintenu ces qualités. Il n’y a plus guère qu’à la fête de l’Huma qu’on retrouve cette passion française pour les débats d’idées, ce goût des chansons à texte, la défense des folklores régionaux, la simplicité de l’hospitalité de toujours, une convivialité bien de chez nous, le tout dans un cadre politisé…bref, la réconciliation des idées et de la bonne chair.

Ce qui est moins glorieux et peu justifiable, c’est la présence des partis communistes de Chine et du Viet Nam (ces démocraties qui s’ignorent), partis frères, Etats sœurs. A moins de considérer que ces pays sont des marchés qui s’ouvrent à nos entreprises nationales et que si on veut notre part du gâteau…bla… bla… bla …
Etonnant aussi cette omniprésence de jeunes crasseux odoriférants amateurs de chanteurs dépressifs côtoyant de vieux ouvriers joviaux qui préfèrent les paillardes ; l’époque est loin où le PC tenait lieu de discipline à la jeunesse.
Mais là où l’esprit du temps l’emporte définitivement c’est dans les rassemblements : imaginez que les communistes d’aujourd’hui chantent l’hymne national avant l’Internationale.
Etonnant mais pourtant vrai, on chante la Marseillaise à la fête de l’Huma (avec toutefois moins d’ardeur que les révoltés de Budapest en 1956).
On aurait aimé que les sacrifices à la mode sarkoziste s’arrêtassent là. Non ! Il a fallu subir de longues publicités de multinationales, en particuliers Lagardére, entre un discours anticapitaliste aux accents révolutionnaires et les chansons de Renaud.

A la fête de l’Huma, on croit rencontrer une humanité nouvelle, régénérée dans le communisme, toute neuve et on s’aperçoit qu’elle a ses qualités, ses faiblesses, ses petites lâchetés et ses grandeurs : après tout c’est peut-être une bonne nouvelle : si l’Huma accepte d’être banalement humaine, elle n’est alors plus tout à fait communiste.
Finalement, je donne raison à son slogan : « Dans un monde parfait, l’humanité n’existerait pas. »
Vivement que ce paradis n’advienne pas.

Klarenberg

Commentaires

Même le communisme n'est plus ce qu'il était: tout se barre!

Écrit par : Luciole | 2007.09.26

brillante remarque chere luciole !

Je vous renvoie d'ailleurs à un article improbable paru sur ce blog vers le moi de mai prophétisant la fin de l'histoire .... tout se vérifie, les signes sont là armagedon est proche ...

Écrit par : primo Piano | 2007.09.26

La véracité des prophéties klarenbergiennes n'est plus à démontrer!
Ce blog aura eu raison avant tout le monde

Écrit par : Clearhill | 2007.09.27

Il faut avoir vu Klarenberg notre Prohpète se promener dans Paris en toge, frappant sur son gong et criant "Delenda Lutecia est" pour s'imprégner de la fulgurance de ses prophéties.

Écrit par : Mazeppa | 2007.09.27

Les commentaires sont fermés.

 
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