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2006.06.29

Sarkozy l'européen

medium_medium_sarkozy.jpg    On n'entend pas souvent notre cher Ministre de l'Intérieur s'exprimer sur l'Europe (ce qui peut à juste titre lui être lourdement reproché pour un candidat à l'élection présidentielle). Mais après avoir lu la critique de l'euro et de la BCE de son discours d'Agen, on ne peut que regretter qu'il ait abordé la question...

    On aurait ainsi préféré qu'il s'abstienne plutôt qu'il nous sorte la soupe habituelle qui grâce à lui est maintenant partagée par tous les courants politiques. Ce n'est plus d'Euroscepticisme que la France va souffrir, c'est d'Eurodéfiance ! Merci les politiques... 

    M. Sarkozy a donc cédé à la rengaine habituelle du "si la situation française est mauvaise, c'est pas la faute des politiques, c'est la faute de l'Euro(pe)". Ben voyons. Rejeter les responsabilités sur l'euro à coups d'exemples erronés et d'arguments économiques faux c'est tellement facile donc pourquoi s'en priver... 

    Une bonne critique de ce discours surréaliste est disponible sur le toujours excellent blog de Jean Quatremer que je vous incite à consulter régulièrement.

 

 Thiébaut

00:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

2006.05.20

"Les Petits Débats"

                                Je viens d'écouter avec attention la rediffusion des "Grands Débats du Mardi" de BFM présentés par Philippe Méchet. Sujet du jour : Quelle politique mettre en oeuvre pour intégrer les jeunes au marché du travail ? Invités : Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du Parti socialiste en charge de l'Egalité et du partenariat équitable, Valérie Létard, sénatrice UDF du Nord, vice-présidente du groupe Union centriste au Sénat et Fabien de San Nicolas, président des Jeunes populaires.

    Au bout d'une heure de débat, ou plutôt de critiques, contre-critiques et déballages tous azimuts de slogans creux, une seule impression, la déception, une seule envie, celle de pleurer sur la pauvreté du débat politique français. Un indice pourtant aurait pu me mettre la puce à l'oreille. Le titre même du thème de l'émission : "Quelle politique...". Passé inaperçu à la première lecture, ce singulier est pourtant en lui-même une grave erreur. Une erreur car il organise implicitement le débat autour de la simplification déplorable selon laquelle une politique unique pourrait résoudre l'énorme problème de la formation dans ce pays; comprenez en plus politique de droite vs. politique de gauche vs. politique du centre.

    A quoi alors fallait-il s'attendre sinon à une succession d'analyses médiocres, de constats consensuels et de préconisations creuses. Une heure donc de néant abyssal. Pas l'ombre de la moindre proposition concrète et précise. Une interrogation me revenait sans cesse à la bouche "oui, mais comment ?". "Il faut revaloriser les formations professionnelles !" oui, mais comment M de San Nicolas ? "L'Etat doit donner l'exemple", "il faut redonner confiance" oui mais comment M Lamdaoui ? "La sécurisation du parcours professionnel !" oui mais comment Mme Létard ? Questions sans réponses. Sans compter les contre-vérités teintées d'une mauvaise foi à peine voilée qui apparaissaient en filigrane.

     Le paroxysme de cette comédie navrante est arrivé vers la fin du "débat" lorsque M Lamdaoui lança à M de San Nicolas "vous voulez quoi, la privatisation de l'Ecole ?". Le débat ne vole décidément pas bien haut. Sur quoi Philippe Méchet annonça qu'après la pause les auditeurs auraient droit à des propositions claires de chacun. Ce n’est pas trop tôt. On est impatient, on est optimiste. Mais quelques minutes après la reprise, ma crédulité et mon enthousiasme passés me font honte. Rien de neuf, toujours pas de propositions explicitées et précises. Espoir déçu. L'émission se termine enfin sur la fière satisfaction des trois participants qui rentreront sans doute chez eux en pensant avoir bien fait progresser leurs idées et donc leur pays. Pour ma part, d'idées je n'en ai entendu aucune.

 

Primo Piano 

16:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

2006.05.12

Peut-il y avoir un tollinchisme de gauche ?

 
Après les récentes déclarations de Jean-Luc Bennhamias, un nouveau courant semble être né. Mais au-delà des effets d'annonce, peut-on considérer comme possible et durable l'emergence d'un tollinchisme de gauche dans notre pays.

 Primo Piano

15:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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