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2006.11.29

Pros-épopée

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« Moteur » ! Le mot retentit encore. Le 1er octobre 1930, à Lille commençait le tournage d’un long métrage qui s’est achevé ce jeudi 23 novembre. medium_swisstxt20061123_7286767_2.2.jpg

Dans le rôle titre Philippe Noiret qui outre l’interprétation signe également les dialogues et la réalisation. La première partie se déroule entre Nord, Pyrénées et région parisienne. L’histoire est celle d’un enfant, bientôt un cancre, qui n’a d’yeux que pour le théâtre. Dans la deuxième partie tout s’accélère, les planches, les projecteurs, Zidi, Tavernier, Leconte, Blier et les autres. La distribution est excellente, que des grands noms : Marcello Mastroianni, Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle ou encore Claude Rich pour ne citer qu’eux. La fin, émouvante et digne, est accompagnée par les applaudissements d’un public nombreux et conquis. medium_a112707au.jpg

On ne s'ennuye pas un seul instant, on rit, on pleurt , on sourit, on fronce. Un bon moment, trop court sans doute mais c’est là la règle du 7e art. Le dernier clap s’est fait entendre. «C’est dans la boîte». Bravo.

Nous avons aimé.

Primo Piano

18:15 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0)

2006.09.29

Star Raque !

Drôle de vision du talent et du mérite ... petit coup de gueule ce soir à l'encontre de Nikos qui à chaque fois qu'il présente une chanteuse ou un chanteur se sent obligé de préciser le nombre d'albums vendus pour légitimer sa présence ...

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"Je vous demande d'accueillir XXX, immense artiste, qui a déjà vendu des millions de disques ..." Tout ca pour dire que ca plait ... c'est pour le moins inélégant comme formule ...

Bientôt il précisera le prix du disque, le pourcentage qui revient à la star et le nombre de voitures qu'elle a dans son garage.

 

  Alors ... démocratie ou consummérisme ?

22:45 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0)

2006.06.09

L’insoutenable legerté d’être Marie-Antoinette


Quelques minutes à peine se sont écoulées et l’on reconnaît déjà la patte inimitable de Sofia Coppola, sa lumière, son rythme, ses angles de vue…

medium_18480276.jpgAlors que le générique et les premières critiques laissaient présager un « Ally McBeal à Versailles », le film réserve plutôt une agréable surprise. Les tatillons, bien sûr, y trouveront à redire, le départ d’Autriche de la future Dauphine est filmé à Vaux-le-Vicomte et la première pièce dans laquelle elle entre à Versailles est en fait le salon ovale de l’hôtel de Soubise à Paris. Toutefois ce ne serait pas rendre justice au film que d’épingler ces petites libertés prises par rapport à l’histoire. Entre la lettre et l’esprit, Sofia Coppola a choisi l’esprit et un des plus légers qui soient.

Le spectateur découvre ainsi avec les yeux de la future reine la vie de Versailles, le château, la Cour, l’Etiquette. L’histoire prend son temps et a bien raison. Les images du parc qui se réveille, avec ses bassins qui s’animent et ses façades qui s’éclairent sont de toute beauté. medium_18610073.3.jpg


L’insouciance du microcosme dans lequel évolue Marie-Antoinette, cette fraicheur et ce goût de la vie autour d’un dîner aux chandelles ou d’une coupe de champagne à l’aube donnent un rythme à la fois enlevé et coulant. On se laisse porter et on cueille l’instant, une musique décalée, un bal masqué à l’Opéra Garnier (bel exemple de néobaroque XIXe !), des toilettes extravagantes, des pâtisseries délirantes... tout passe en douceur. On se laisse également toucher par la complicité entre la Dauphine et le roi, son beau-père, ou par le couple Louis XVI – Marie-Antoinette. On prend en amitié la superficielle duchesse de Polignac, jet-setteuse invétérée, ou la princesse de Lamballe, confidente de la reine. On redécouvre enfin Versailles dans ses plus beaux atours, de la Galerie des Glaces au Petit Trianon, du Grand Canal à la Cour de marbre, de la chambre du Roi à la chapelle etc. Là où le Da Vinci Code avait échoué avec le Louvre, Sofia Coppola réussit à Versailles : exploiter la magie des lieux.

medium_18480274.jpgMais la grande Histoire ne tarde pas à rattraper la petite et la foule en colère ramène de force la famille royale à Paris. On voudrait encore croire à une happy end. Le film s’achève, tout en pudeur. Il est déjà loin le léger temps des rires et des folies. Marie-Antoinette jette alors un dernier regard sur Versailles comme on essaye de se souvenir d’un beau rêve quand il faut se réveiller.

 

Primo Piano 

02:25 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (2)

2006.05.24

A ne pas lire chez Fayard

    Connaissez-vous Jean-Louis Costes? Si non, tant mieux. M. Costes est un architecte élevé dans le XVII° qui, lassé de construire des horreurs, a fini par découvrir son anus de petit bourgeois. Depuis, gare à vous, c'est devenu un ARTISTE. M. Costes a peut-être lu, dans sa jeunesse conformiste,  Exégèse de lieux communs du grand Léon Bloy. Le pamphlétaire assassinait le Bourgeois-veau d'or à chaque page, en lui opposant l'Artiste, incarnation moderne du Christ. Visiblement, JLC n'a pas saisi toutes les subtilités eschatologiques de l'oeuvre et s'est limité à une stricte lecture littérale: pour ne pas être un sale bourgeois comme papa/maman et mes copains du XVII°, je serai un Artiste scatologique. Je suppose que JLC est dislexique...

    A ne pas vérifier dans son deuxième ouvrage, Grand-Père publié chez Fayard (après Viva la merda, Ed Hermaphrodites). Je vous laisserai le soin de répondre à cette grave question en avalant ces lignes car ce serait au-dessus de mes forces. Voyez un peu : " On devrait coincer Blanchette tapette à bicots/ le coincer dans un coin à plusieurs et l'empaler sur un saucisson ce pédé à bicot". Puis "les sodomies à la saucisse de Strasbourg et au saucisson sec sont bien acceptées par mon anus et ne constituent pas une atteinte à la vie et à l'intégrité de la personne [...] contrairement au saucisson à l'ail, dont le diamètre dépasse celui de l'anus et pourrait provoquer l'éclatement du rectum". CQFD. Vous voilà impatients d'assister à un de ses opéras porno-sociaux...

    Mais que vient faire Fayard dans ces considérations qui relèvent plus de la rubrique pratique de Têtu? L'argent évidèment! Où nous retrouvons le Bourgeois de Léon Bloy! En effet, JLC est aujourd'hui un Artiste bancable grâce son "talent" de performeur: j'apprends donc que se mettre tout nu sur scène, uriner sur le public et se masturber devant lui avant de sodomiser un baigneur en latex en hurlant "papa, encule-moi une dernière fois, comme quand j'étais petit" permet de devenir bancable. Il affirme que ce n'est pas de la provocation. Il a sûrement raison car ma pauvre morale bourgeoise etriquée n'est même pas choquée, seulement affligée.

Donc:

1) Fayard a besoin d'argent

2) L'imposture contemporaine n'a pas fini de sévir et a bien du mal à se renouveler (mais y avait-il besoin d'une confirmation?)

3) Je propose au FAS ou au FLB de confronter JLC à Steevy (et même à AGT pourquoi pas?), je suis curieux des réactions de Steevy

 4) Il serait bon de (re)lire Léon Bloy

 

Ambrogio Riva 

19:55 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0)

2006.05.18

Veni Vidi ... Non DaVinci !

 

Ce soir, vers 19 heures dans un cinéma des grands boulevards parisiens, on nage en plein Da Vinci Crowd

Tous les sexes, tous les âges -quelques Américains dans le lot- se pressent à l’entrée de la salle. On y rencontre des fans, des sceptiques, des curieux ; certains ont lu le livre, d’autres savent simplement ce que les médias et leur entourage en ont dit ; tous attendent avec un même sentiment d’excitation à l’idée de voir celui par qui le scandale arrive ...  

Il n’est jamais facile lorsqu’on a commencé par lire un livre d’apprécier son adaptation au cinéma. Il faut être honnête, en dignes enfants de l’écran, on a généralement  soi-même déjà sa propre « image » des différentes scènes, et souvent on sort déçu. L’exercice est ardu, y compris pour les excellents films.

Le livre -il est vrai- agaçait par ses lourdeurs, ses imprécisions, ses contrevérités, son dogmatisme parfois. Le film -et le défi était élevé- est encore pire ! Deux choses l’une, soit on n’a pas lu le roman au préalable et on est un peu perdu dans une intrigue qui ne laisse pas respirer ; soit on l’a vu et on est très, très déçu… Il ne s’agit pas d’entrer dans le débat sur la théorie de Dan Brown qui entre nous n’en vaut pas la peine, mais simplement de déplorer que les quelques aspects qui rendaient la lecture de cette fiction agréable et parfois –avouons-le– haletante sont totalement absents du film. Pas étonnant donc que tous les petits défauts reviennent à la surface de façon encore plus agaçante.

Le Louvre tout d’abord. Passons les erreurs sur l’accrochage des œuvres qui mélangent Renaissance italienne et grands formats du XIXe siècle, passons l’improbabilité qu’un tel musée soit dépourvu d’alarme, passons le choix bizarre du conservateur qui s’embête à décrocher un des plus grands tableaux de la galerie plutôt qu’un petit. Passons tout cela car il y a plus gênant. En effet, alors qu’on aurait pu s’attendre à ce que le réalisateur utilise ce cadre incroyable pour planter une ambiance mystérieuse et esthétique, il reste tragiquement extérieur au musée sans en saisir le charme et en exploiter le ressort dramatique. L’ensemble est ainsi d’une neutralité affligeante et ce même manque d’épaisseur se retrouve malheureusement dans les personnages. Certes on n’a pas au cinéma les mêmes possibilités d’introspection qu’à l’écrit mais tout de même c’est dommage.

L’histoire s’emballe, ça va vite, très vite, trop vite sans doute. Le film prend le parti faire des coupes franches dans le roman pour simplifier, du coup la solidité du propos –très développé dans le livre- perd encore en crédibilité. Tout s’enchaîne donc ainsi pendant 2 heures et demie. Les lecteurs du roman n’en peuvent bientôt plus de voir les gros raccourcis s’accumuler et pour ceux qui découvrent l’histoire ils n’accrochent certainement pas : un vieillard moribond qui graffite comme un fou dans la galerie du Louvre avec une balle dans l’estomac ; un moine albinos qui se flagelle et s’ouvre la chair avec un « porte jarretelle » métallique ; des vues aériennes en images de synthèse style « parc mini château » ; des reconstitutions historiques et des hologrammes risibles de désuétude etc, etc… 

Au final on n’y croit pas –tant mieux peut-être. Le moment de grâce arrive avec la fin. Dans la crypte d’une chapelle perdue en pleine forêt Langdon dévoile que le Christ aurait une descendance qui n’est autre qu’Audrey Tautou alias Sophie Neveu. Les éclats de rire dans la salle achèvent définitivement le film. « La p’tite fillotte de Jésus » : Amélie Poulain ! ... Voilà ensuite que nos deux héros retrouvent les derniers membres du Prieuré de Sion qui ressemblent plus aux « gens du village du coin » qu’aux membres d’une communauté secrète. Et enfin (!) retour sur le Louvre et la fameuse pyramide inversée… lieu de tous les mystères, juste au dessus du … du…Virgin Mégastore, là même où j’avais acheté le roman … ça casse le mythe.

Ouf, sorti ! Je dirais bien que tout cela termine en queue de poisson mais j’aurais trop peur qu’on y voit un symbole chrétien à interpréter … Disons donc simplement que les opposants au film peuvent se rassurer, plus encore que de preuves, c’est de talent dont le Da Vinci Code a manqué.

 

Verdict : allez voir un bon Indiana Jones au Video Club.

 

Primo Piano

17:15 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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