Avertir le modérateur

2006.11.05

Assedic et vieilles dentelles ...

plan social chez Aubade :
 
CLIQUEZ ...
 
 medium_aubade_59.2.jpg

21:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

2006.06.18

L’Ethique du Capitalisme

 

                                 

     Le capitalisme français défraie la chronique, une fois de plus. Le cours de bourse d’EADS a décroché cette semaine de 30% de sa valeur en une journée, soit une perte de 6,6 milliards d’euros. La raison ? L’annonce de retards dans les chaînes de montage de notre A380 national qui impacteront in fine les délais de livraison. En outre, en même temps que les petits actionnaires voyaient leurs actions fondrent comme neige au soleil, on apprenait que quelques semaines plus tôt 6 dirigeants d’EADS avaient sagement vendu une grande part de leurs stock-options, empochant du coup, avant la tourmente, une plus-value de plusieurs millions d’euros. Vous avez dit délits d’initiés ?

   Le scandale ici est partout. Comment tout d’abord se satisfaire qu’une des plus grandes entreprises européennes puisse être la victime d’une gestion aussi calamiteuse de son système de production? Comment ne pas tomber de sa chaise quand on entend Arnaud Lagardère, co-président du conseil d’administration d’EADS tout de même, avouer en substance ne pas savoir ce qui se passe sur ses chaînes d’assemblage? Comment interpréter, sinon comme une défiance à la société que l’on gère, la vente simultanée par ses dirigeants, d’une partie de leurs stock-options? Comment tolérer que Monsieur Forgeard emploie le mot de « péripéties » pour décrire cette crise majeure? Comment enfin croire ne serait-ce qu’une demie seconde qu’au moment où les dirigeants ont exercé leurs stock-options ils n’avaient aucune idée des retards éventuels auxquels la production aurait à faire face alors que cette information circulait depuis longtemps sur les lignes de montage?

 

    Cette crise, tout comme l’affaire Zacharias, est un bon exemple, comme il y en a malheureusement quotidiennement en ce moment, du décalage entre la société française et ce que l’on ose encore appeler ses élites.

    Les rémunérations des grands patrons sont énormes voire disproportionnées mais que rémunèrent-elles au juste ? Ces sommes faramineuses, on a tendance à trop souvent l’oublier, ne rémunère qu’une seule et unique chose : la responsabilité.

    Cette rémunération est contractuelle. Quand une entreprise est florissante, il est normal que son dirigeant soit payé en conséquence, même grassement. En revanche, autant le dirigeant est responsable quand tout va bien, autant sa responsabilité doit être immédiatement mise en jeu en période de crise. Un patron est un fusible. Sa rémunération est une assurance. Quand tout va bien, il engrange mais quand la gestion est en cause, il doit sauter. C’est ce risque que paient ces salaires mirobolants et c’est cette partie du contrat que bon nombre de dirigeants ont tout simplement oublié.

    Quelle image du capitalisme donnent-ils alors ces irresponsables encravatés ? Comment s’étonner après de la méfiance de la société française vis-à-vis de l’entreprise ? Leur responsabilité est immense !

    Ils justifient leurs rémunérations par comparaison avec leurs homologues américains ? Mais qu’ils partent alors ! Qu’ils aillent plomber les entreprises américaines si ça les amuse ! Au moins là-bas ce contrat est mieux respecté et ils déchanteront vite.   

    Alors même si le délit d’initié n’est pas prouvé dans le cas EADS, sa suspicion même ainsi que les propos tenus et le malaise provoqué doivent poussés ces messieurs les dirigeants à assumer et donc à démissionner.

 

Thiébaut 

14:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (5)

2006.06.13

Petite leçon de mondialisation, morceaux choisis…

 

     Quelques extraits d’un article de Gordon Brown, Chancelier de l’Echiquier du Royaume Uni, publié dans Newsweek et tel qu’on aimerait bien en lire de ce côté-ci de la Manche.

 

 “Don't Fear the Future
 
The global economy is disorienting, but full of opportunities, too.

 

    In the last year 1 million manufacturing jobs have been lost from America, Europe and Japan, and one quarter of a million service jobs gone offshore. For the first time Asia is outproducing Europe. (…)

    Last century's interwar years produced protectionist beggar-my-neighbor policies which only intensified the Depression and set nation against nation. Now, in 2006, protectionist forces are on the rise again: "economic patriotism" in Europe, populism in Latin America, anti-immigrant feeling and sullen resistance to change on just about every continent. (…)

 
    The paradox of today's globalization is that even its winners feel themselves to be losers. Globalization is cutting the price of consumer goods from clothes to electronics, putting what were once luxury goods into the hands of millions of ordinary households. Cheaper products and sometimes services from newly emerging countries create the competition that spurs us on to greater productivity and innovation. And emerging markets are, in fact, expanding markets for us just as we are for them. U.S. and European company brands are emblems all over the world, and their global penetration, as much as homegrown entrepreneurship, is the key to our future success. (…)
 
    Isolationism, partial retreat and protectionism are self-defeating options. By attempting to shelter ourselves—to pick and choose which barriers we raise or lower—we will only fall behind, risk competitiveness and pay a higher price for long-run adjustment. (…) the lifeblood of a market economy is the continuous injection of new competition (…)
    We need to explain that the same globalization that results in the loss of old jobs can create new and better jobs. (…)

    In the case of Britain and Europe it will require a stronger entrepreneurial culture that encourages new ideas, support for innovation by helping with risk finance, and commercialization of technology that helps disseminate the ideas. (…) our best course is still to have the confidence to find our comparative advantage by investing in a more highly skilled work force that can respond quickly and flexibly to change. (…) persuading people that while we may not be able to stop them losing the last job, we can do a great deal to help them be equipped for the next jobs (…).

    It is now our task to demonstrate to those who lose jobs to the global economy not only that we are on their side, but that new and good opportunities will be available. (…)
    But globalization must mean something more than open markets, free trade and investment in innovation and education: it must also mean a level playing field. Everyone must become as open as each other. (…)
   
    We must also recognize how quickly other countries' problems can become our problems too. Movements of people from poor to rich countries will speed up and extremists will be able to exploit weak states unless we help empower these poorer countries' economic and social development. Encouraging education for all—and removing obstacles to economic development—is, thus, not just a moral cause but a modern strategic and economic imperative.”

 

Le texte dans son intégralité sur : http://www.msnbc.msn.com/id/13249926/site/newsweek

Pour des chiffres sur la mondialisation, consulter : http://gapminder.org/ 

 

Thiébaut 

01:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu