2008.01.21
Je suis (encore) partout!
« Le peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre »
L’histoire nous enseigne qu’il ne reste que peu de temps avant que les Français ne vomissent l’ancien maire de Neuilly comme ils ont vomi après les avoir acclamés Giscard, Pétain, Napoléon III ou Louis XV.
L’optimisme officiel qui répète que l’homme providentiel a tout réussi quand il n’a encore rien commencé ne trompe plus grand monde. Mais le danger nous guette de nous résigner à l’absurde gouvernemental. La propagande communicationnelle présidentielle aurait alors atteint son but puisque le propre de la propagande n’a jamais été de convaincre par une avalanche d’idées sommaires répétées par mille moyens mais bien plutôt de pousser, par l’excès de slogans et d’images simples, toute pensée libre à l’hébétude.

La haute Pétainerie d’aujourd’hui, comme l’autre, a sa presse et ses directeurs de rédactions, petits soldats de la propagande leur mission est de répéter semaine après semaine, avec la même patience et l’industrie que l’insecte, les mêmes fadaises qui ont fait élire le hongrois. De cette nombreuse armée grouillante et dévouée au chef charismatique, le plus zélé est sans aucun doute François d’Orcival. L’homme qui avait prédis un troisième mandat Chirac défend désormais jusqu’à l’absurde la bêtise dés lors qu’elle est gouvernementale. Il a même applaudi à la visite de Bigard au Vatican alors qu’il poussait des cris d’orfraie quand Jack Lang à la Culture faisait du graphitis un Art.
Toutefois une question me taraude : lorsque notre pays sera libéré des forces sarkoziennes, s’ensuivra, comme toujours dans ces situations, une période de transition et d’épuration où les salauds et les pourris s’échangeront les rôles.
A ce moment-là, François d’Orcival sera-t-il pendu… ou ministre ?
Klarenberg
09:45 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : d'orcival, valeurs actuelles, sarkozy
2007.09.21
Cocorico
Que les patriotes et les amateurs de rugby me pardonnent, ils ne me sont pas antipathiques mais je dois vous révéler une crainte profonde : je suis effrayé à l’idée que la France puisse gagner la coupe du monde de rugby.
Ce blog n’a pas pour habitude de traiter de sport, il préfère les sujets sérieux. Mais là, c’est capital !
Imaginez un instant votre vie après la finale remportée par le XV de France et vous sentirez plus que jamais la présence des médias dans votre vie.
Hormis l’Equipe qui titrera « Laporte est sublime » sans même soupçonner le jeu de mot, voici quelle sera la teneur des gros titres des journaux :
Le Monde s’étonnera placide et incrédule : « Une victoire pour la France », Le Figaro : « Laporte : une France qui gagne », Libé : « Sarkozy fait coup double : la présidentielle et la coupe du monde », Marianne : « Les Français maîtres du monde », Français d’abord : « Les Français enfin maîtres chez eux » et l’Humanité dans un délire mystico royaliste inhabituel : « La France sacrée ».
Et dans les pages intérieures de vos journaux préférés, vous pourrez lire l’analyse de François d’Orcival qui démontrera comment la méthode Sarkozy a fait gagner l’équipe de France : « volonté, rupture, les maîtres mots de la victoire. »
Michel Schiffres dans le Figaro Magazine déclarera que « les français ont bien mérité une victoire. Ils montrent au monde qu’en sport, comme en diplomatie, un nouveau souffle anime la France. » Plus loin, Alain-Gérard Slama : « le discours de réussite typiquement sarkoyien a dominé la coupe du monde et a permis la victoire. »
Le Monde encore développera dans ses pages « perspectives » que « cette victoire marque l’entrée de la France dans l’ère des réformes : les français sont prêts, cette coupe du monde l’a révélée. »
« Les français gouttent au sarkozysme : style composé d’efforts, de volonté mais aussi de victoires éclatantes » pour Christophe Barbier de l’Express.
Max Gallo finira de se compromettre et verra dans l’élan de la victoire « le sacre de l’unité nationale retrouvée grâce à la présidentielle. »
Et tout journaliste qui se respecte rabrouera François Hollande qui osera remarquer que « à ce que je sache, Nicolas Sarkozy ne joue pas dans le XV de France. »
Le Point et l’Express réduiront la controverse à rien du tout et François hollande à ce qu’il est en publiant un dossier bien renseigné révélant que « de tout temps, les victoires sportives ont révélé un bien-être politique ; la preuve : les succès sportifs de l’Union Soviétiques. »
Quant à Rivarol, la vraie France, costaude et rurale gagne toujours pour peu qu’on la laisse s’exprimer et que si le président voulait bien l’écouter, la France serait la plus brillante civilisation connue.
L’Usine nouvelle et le Moniteur des travaux publics constateront respectivement que « Laporte met sa méthode de management au service de Sarkozy » et que le président « appelle à lui les compétences éprouvées. »
Chacun pourra en conclure après ce bon lavage de cerveau que la « France qui gagne est au service de Nicolas Sarkozy », comprendre : « si tu travailles pas pour le pouvoir en place, tu es un looser et tu es condamné à disparaître et à mourir seul, un soir dans la forêt, sous la pluie dans d’atroces souffrances et l’indifférence générale. »
Mais la palme viendra de Sarkozy lui-même : sur TF1 en direct, vous pourrez entendre son commentaire après le match repris par toutes les éditions de toutes les chaînes : « qu’est-ce que je constate ? Je constate que, quand la France se rassemble, par delà les clivages, quand il y a une détermination forte, qu’elle croit en elle et qu’elle accepte la compétition alors la France peut gagner. Je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux à dire cela et si ça choque M. Hollande ce que pensent les français, alors il est de mon devoir de lui dire qu’il faut renoncer à la politique. Moi, j’ai beaucoup de respect pour Bernard Laporte, et ce qu’il a fait sur le terrain, je le ferais en politique parce que les français le méritent et que les choses doivent avancer. »
Le pire et le moins croyable c’est que personne ne pensera à en rire.
Vito Andolini
11:05 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
2006.11.17
Power to the people
"Marina de la Star'ac mange-t-elle ses crottes de nez ?", "Cauet a-t-il des implants capillaires ?", "Michael Youn fait-il des UV pour son postérieur ?"
Voilà le genre de questionnements philosophiques cruciaux, souvent illustrés de photos "trash", que nous sert quotidiennement la presse people. Mais enfin bon, pour qui nous prend-on ? Les soi-disant journalistes de cette presse poubelle croient-ils sincèrement que la jeunesse française se sent concernée par la vie inintéressante de quelques stars jetables ?
La presse people s'affiche aujourd'hui partout sans aucune honte. Sa publicité est présente jusque dans le métro où des affichettes pendantes nous mettent sous le nez dès le matin des "photos exclusives de peoples sans maquillage !". De quoi vous donner envie de vomir avant d'arriver en cours. Les jeunes français ne sont pas des veaux prêts à s'intéresser à toutes les bouses. Alors faisons plaisir à nos neurones, jetons Publer et Closic et ouvrons de vrais journaux ou quelque bon bouquin.
Thiébaut
12:35 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
2006.11.02
Pas d'Andros-pause pour le FAS !!!
Es-ce parce qu'il ne quitte jamais ni sa cagoule ni son verre de jus d'orange que notre sous-adjudant préféré est en si grande forme ?
Avec la vidéo récemment mise en ligne sur le site du FAS, voila qui fera taire les mauvaises rumeurs sur le prétendu mauvais état de santé du leader désormais très médiatique de la lutte contre la bêtise audiovisuelle.
Dans cette interview, à des questions sans détours répondent des positions sans compromis et une droiture qui est celle des grands hommes et des grandes idées. Garant de l'orthodoxie de la ligne du mouvement comme de l'intégrité morale de la cause, le sous-adjudant semblait serein et plus déterminé que jamais.
Canal+, Europe 1, Direct8, Ici Paris, Télé7jours et Public se sont déjà fait l'écho de ce raz-de-marée. Parfois stigmatisés pour leur faible qualité éditoriale et leur contenu "people", ces médias catalogués de "seconde zone" font cette fois la leçon à ceux qui n'ont que trop l'habitude de les donner ...
En effet, leur intérêt pour le FAS et ses revendications est la marque que la défense du service public, du mieux-disant culturel et la chasse à la bêtise ritualisée ne sont pas une "histoire d'intellos".
Où sont le Monde, Télérama et France Culture ? C'est parmi la foule des anonymes que le FAS est né, c'est par les "damnés de la presse" que son action est relayée ... que l'on ne doute plus une seule seconde que l'action d'Andros et de ses troupes est en phase de prendre une importance qui dépasse le cas "Steevy" et risque de remettre bien des choses en question ...
Affaire à suivre...
Primo Piano
01:45 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
2006.10.25
Pile ou FAS ?
21:20 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2006.10.16
Face au F.A.S : première action du front anti-steevy
« Merci d’avoir remarqué ».
Cette phrase prophétique, naguère prononcée par Bourriquet lors du générique de Winnie l’Ourson, prend depuis quelques jours toute sa dimension historique.
Oui, Bourriquet ! Oui nous avons remarqué que Steevy Boulay polluait le service public à grand frais pour le contribuable.
Oui nous avons remarqué que sous couvert d’un rôle de chroniqueur dans une mauvaise émission c’est un discours populiste qu’il sert au téléspectateur, enfonçant des portes ouvertes et confortant les plus abjectes a priori.
Il y a quelques mois nous militions en faveur du F.L.B – le front de libération de Bourriquet – la branche armée du FAS. Aujourd’hui nous sommes fiers de mettre tous nos moyens intellectuels, financiers et humains au service de cette cause.
La lutte s'organise. Un site est né et la vidéo de revendication est téléchargeable sur daily motion. Guy Birenbaum et le professeur Econtretu ont donné leur caution morale et participent activement au combat.
Bourriquet sera le martyre de notre lutte pour la qualité audiovisuelle.
A bas Steevy ! Fidélité au sous-adjudant Andros !
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2006.09.30
Télé-irréalité ?
00:00 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2006.09.28
Lettre à Elise
Je craque ... voila depuis un certain temps déjà que nous sommes nombreux à supporter l'insupportable : le 13H d'Elise Lucet !
Ce n'est pourtant ni son agaçant sourire figé de tête à claque, ni son horripilante façon de dire "Bienvenus dans Votre Edition Du 13H" ... qui font déborder le vase du tolérable aujourd'hui ... ce sont ses gaffes !
On se souvient des hiatus entre la façon dont elle introduit souvent des reportages et le teneur effective de ceux-ci ... comme si elle n'avait pas pris la peine de les visionner.
Sa grande spécialité est aussi de verser dans l'affectif sirupeux ou le bon sentiment de tête de gondole ... à la manière d'une dame patronesse médiatique.
On l'a aussi vu forcer la main de plusieurs invités lorsque ceux-ci sont moins dociles que prévus et refusent de donner les réponses que ces questions impliquent ... peu discrétement la plupart du temps d'ailleurs ...
Plus grave encore, elle dit avoir vu la veille un opéra à Garnier alors qu'il s'agit d'un Ballet à Bastille, le tout droit dans les yeux de la danseuse étoile ... culot ou bêtise ...
Aujourd'hui 13H20 .... elle vient de dire que la Gendarmerie ne faisait pas partie de l'Armée ... Aïe ... de la part d'une journaliste c'est peu gênant ....
Alors, pitié, le journal de France 2 est la seule alternative à la chronique rurale de JP Pernaut sur TF1 ... ne nous infligez plus Elise Lucet !
Rendez nous Olivier Galzi !
13:44 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2006.09.24
De vous à Moix
La culture c'est comme quoi déjà ? .... Yann Moix devrait réviser ses classiques ... surtout quand il reproche au personnel politique actuel -à raison du reste- son manque de culture.
On a ainsi eu la surprise samedi soir de l'entendre vanter le gout de Mitterand qui selon lui appréciait "les toiles de Rosso Fiorentino" .... Aïe .... dommage ce dernier n'ait fait presque que des fresques ou des peintures sur bois ....
Bon allez ca va pour cette fois ... ca partait d'un bon sentiment j'imagine.
20:35 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2006.06.23
Faire différemment la même chose ?
Je viens de regarder avec attention l’interview de François Bayrou, premier podcast video du nouveau site http://www.buzzbazar.com
Déception est le mot qui me vient en premier. J’étais au début enthousiaste en apprenant sur le blog de Loïc Le Meur, la naissance de BuzzBazar, je me suis dit qu’enfin aller se concrétiser un média vraiment alternatif sans concessions ni compromissions.
La génération "blog-podcast" porte en effet en elle cette volonté de changement provoquée par l’insatisfaction des médias traditionnels. Sans contrainte de temps, les podcasts pourraient en effet être l’occasion d’approfondissements et de pédagogie, ce que ne permet pas le format télévisuel. Se défendant d’être des journalistes, ces interviewers 2.0 en remplissent bien la fonction et s’en approprient même parfois les travers. Déception donc finalement car cette interview illustre la malheureuse tendance du podcast français à faire du vieux avec du neuf.
En effet ici rien sur le fond. Vous n’apprendrez rien de plus que ce que l’on peut lire ici ou entendre là. Du vent, du vent, du vent. La journaliste 2.0 offre ici à Monsieur Bayrou une formidable tribune où il peut déballer les grandes lignes de son programme sans approfondissement et surtout sans contradiction. Ainsi aucune remarque sur le Service Civil qu’il propose, aucune demande d’éclaircissement sur ses éventuelles méthodes pour diminuer la dette de l’Etat, pas grand chose sur les enjeux de la proportionnelle etc… Aucune demande d’explications, de précisions. On ne demande même pas à Monsieur Bayrou d’argumenter…
Un homme politique, il faut l’attaquer sur ses positions, le pousser dans son argumentaire, surtout un candidat à une présidentielle ! Ici rien.
On se retrouve finalement avec la même soupe que d’habitude, des questions politiciennes sur son positionnement dans le paysage politique et sur Clearstream. Quelques pistes néanmoins sur des questions de société mais bon, on reste largement sur sa faim.
Paroxysme de l’absurde pour un format sans contrainte de temps, le jeu simpliste du oui/non. Répondre par oui ou par non à une série de questions, quelle injure au débat ! Les français ne peuvent-ils pas comprendre une réponse de plus de trois lettres ?? Mais de qui se moque-t-on à la fin ? A vouloir faire mieux et neuf, on fait du vieux en pire.
S’il y avait une chose à éviter dans le podcasting politique c’était la superficialité. Tout le monde y est tombé. En quoi les enjeux politiciens font-ils progresser ce pays ? En rien, alors parlez nous du fond ! Monsieur Bayrou, quid du chômage, quid de la mondialisation, quid de l’Europe, quid de l’Ecole, quid de la Sécu…. ? Bon sang, un peu plus d’ambition et de travail BuzzBazar !!
On s’attend à mieux pour votre prochain podcast, bonne chance !
Thiébaut
14:45 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







