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2008.03.18

« Ô Metz !...

…Ô Désespoir ! Ô vieillesse ennemie !

N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Et me suis-je blanchi sous les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? »,

 

 

5c4a5edf9abaf03c73ce06aa8408a8c7.jpgVoici quelles auraient pu être les paroles de Jean-Marie Rausch dimanche soir s’il avait eu la moindre once d’esprit. Mais fort heureusement il n’en a jamais eu, et c’est sans doute pour cela qu’il fut un maire admirable depuis 1971 qu’il administrait la superbe ville de Metz. (Henry IV lui-même ne dit-il pas jadis : « Paris vaut bien Metz » ?)

Et les français ne sont pas loin de penser comme moi vu les maires qu’ils se sont choisis hier.

Je dis « qu’il administrait » parce que l’information est tombée hier : il ne dirigera plus la capitale de l’Austrasie.

Le sens caché de cette élection dans un bastion de l’Est est sans doute à chercher derrière la signification des noms germaniques de ses protagonistes. Ainsi « Metz la Riche  » sera désormais représentée par M. Gros (Gros=grand) et non plus M. Rausch (=ivre) le tout grâce au travail de Mme. Zimmermann (=le charpentier) et l’entremise de Mme. Griesbeck (dont le nom est insignifiant comme sa personne et le centrisme duquel elle se réclame).

Ainsi est mis en exergue la grandeur du travail bien fait du charpentier insensé et sans imagination plutôt que l’inspiration et le génie de l’ivresse…La morale « petit bourgeois » en sort sauve.

Mais la ville de Pépin-le-Bref, de Verlaine et de Colette Beaudoche méritait mieux que ça. Le sens de l’histoire, la Tradition toute entière exigeaient que Jean-Marie Rausch reste en poste jusqu’à ce que mort s’ensuive, comme les plus grands, morts à leur poste : Molière, Beethoven, Bonneau (de la bande à Bonneau) et les 36 rois qui firent la France …

La ville qui avait su résister à Charles Quint s’est livrée à M. Gros ; l’histoire ironise.

La conquête de Metz par ce M. Gros sonne comme un mauvais présage. En effet, si les gros reviennent en force, il est à craindre que Gérard Larcher revienne au gouvernement et pourrait s’ensuivre une « larchérisation » des esprits déjà courageusement combattu sur ce blog.

http://primopiano.20minutes-blogs.fr/archive/2006/05/11/g...

http://primopiano.20minutes-blogs.fr/archive/2007/04/18/qui-a-tué-le-ministre-boulin.html

 

Klarenberg

11:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13)

2008.01.21

Jacques Attali est-il une merde?

 

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On sait que Jacques Attali est un résidu mal digéré de Mitterrand. Est-ce suffisant pour le qualifier de rejet fécal? D'incompétent pour relancer la croissance sûrement, de merde sûrement pas.

La réponse à la question ici posée nous sera fournie dés cette semaine. Le grand spécialiste français de la croissance (sic) a accepté de nous indiquer le chemin à suivre pour retrouver la croissance économique comme on retrouve son chien après la chasse.

Et les solutions sont simples : immigration et suppression des départements. (Si on m’avait demandé mon avis, j’aurai répondu : réchauffement de la planète et poule au pot)

Voila un socialiste impénitent.

La première proposition ne pouvant être commentée sans tomber sous le coup de la loi Gayssot ou sous ceux des militants lepénistes, je m’abstiendrai de vous faire partager mes réflexions.

La suppression des départements me paraît en revanche à la portée de ma critique ; non pas que les départements soient une merveilleuse invention de la Révolution mais, en vigueur depuis plus de deux cents ans, le découpage a fini par prendre du sens, à créer une identité départementale et donc à justifier de l’existence d’un  bien commun que des élus locaux ont la charge de défendre et de discuter.

Mais il y aura toujours les irréductibles imbéciles qui voient dans le département, une marque de notre odieuse Révolution et salueront dans les régions la résurgence de nos regrettées provinces d’Ancien Régime. Il serait judicieux de faire remarquer à ceux-là que les régions sont aux provinces ce que les syndicats de travailleurs sont aux corporations d’antan.

Ceux-là associés à ceux qui veulent une collectivité de référence au niveau européen supprimeront l’échelon départemental pour grossir d’autant les compétences régionales. Encore une fausse bonne idée en libre circulation : les Länder allemands votent des lois et exécutent des décisions fédérales, nos régions pondent des plans pluriannuels et distribuent des subventions : comment ces entités vont-elles discuter et de quoi ?

La plupart des régions sont mal découpées : le Languedoc-Roussillon n’est ni le Languedoc ni le Roussillon, les Pays de la Loire n’ont en commun qu’un voisinage avec la Loire , le Centre n’a d’autre identité que d’être placé au centre, la Normandie est coupée en deux…

Le mode d’élection des conseillers régionaux reste obscur et inexplicable : comment peuvent-ils être légitimes ?

Les missions des régions sont légères : administrations de projet, les services des régions sont largement composées de cadres et n’ont d’autre capacité d’action que d’inciter les communes, les associations ou les entreprises à faire ou à ne pas faire. Eloignées du terrain, elles ont besoin plus qu’aucune autre collectivité locale de s’appuyer sur des services déconcentrés. On voit fleurir les antennes des conseils régionaux ou encore les Pays…Bref, la lourdeur de l’Etat sans la nécessité.

Le seul avenir promis aux régions est de s’engraisser pour devenir des mastodontes administratives fortes d’un gros budget et de services nombreux : exactement ce que le secteur public français ne peut plus se permettre.

Face aux régions les conseils généraux sont proches du terrain avec des élus enracinés dans chaque canton et des services à l’expérience éprouvée.

Or ces départements par leur multiplicité et leur taille ont une souplesse et donc une capacité d’adaptation qui leur offre de nombreuses possibilités d’évolution.

Certaines dispositions de la loi du 13 août 2004 semblent ouvrir des pistes encore inexplorées. Pour certains domaines nécessitant l’installation de grandes infrastructures et une coordination sur un territoire plus vaste qu’une commune (type élimination des déchets, station d’épuration des eaux usées, etc.), le département pourrait prendre un rôle de chef de file dans les secteurs ruraux et coordonner ainsi les efforts de communes isolées, tandis qu’il transfère l’exercice de certaines de ses compétences sur le territoire des grandes agglomérations suffisamment organisées en communautés urbaines ou d’agglomération pour gérer par exemple la distribution du RMI, de l’APA, etc.

On obtiendrait une administration territoriale à géométrie variable selon l’organisation communale : là où l’intercommunalité est puissante, les communes et leurs groupements prennent le relais des conseils généraux, là où l’intercommunalité est faible, c’est le département qui épaule les communes.

De plus, pour éviter l’hyper croissance des régions et corriger ses défauts, la région ne devrait être qu’une organisation interdépartementale. Donc pas de mille feuilles mais deux collectivités de référence les communes et les départements qui coordonnent leurs efforts conformément à leurs intérêts : les deux départements alsaciens pourraient enfin travailler en harmonie, l’Ile de France deviendrait une vraie instance de concertation de toutes ses composantes, la Bretagne fixerait sa frontière.

Cela nécessiterait toutefois de concevoir que tout le territoire ne soit pas structuré sur un seul modèle. Voila sans doute une idée originale mais sûrement pas à la portée d’un cerveau laminé par quatorze années de mitterrandisme.

Vito Andolini

2008.01.17

Nuisibles

Vous les connaissez, ce sont ceux qui en réunion publique attrapent le micro pour raconter leur vie plutôt que pour poser une question, ce sont ceux qui parasitent des milliers d'associations, cotisent partout, s'enivrent à la démocratie civile, organisent des putchs dans les clubs de pétanque et organisent des tractages spontanés, bénévoles ... alors que personne ne leur avait rien demandé.

Ce sont les moines soldats des biens pensants ... mais un moine, chacun le sait, ça s'enferme derrière des gros murs d'abbaye.

Je vous en ai déniché un specimen ... à étudier avec des yeux d'entomologiste :

http://soutienactiongouv.peyrouse.com/

C'est à peu près aussi utile et ridicule que de souffler dans le sens du vent pour faire tourner les éoliennes du gouvernement ...

Salut l'artiste (engagé bien sûr)

Primo

02:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

2008.01.14

Présidentielles américaines

Je me suis plongé depuis une semaine dans les élections américaines, en ignorant ce qu'en disait la presse française et en me concentrant sur les gros médias américains tels CNN, ABCNews, FoxNews (beurkkk), quelques blogs, et les sites des différents candidats. Voici un modeste résumé (sûrement assomant...) de ce que j'ai récolté:

La plupart des médias européens se passionnent plus pour les primaires démocrates. En effet, elles appaisent leur soif de sensationnel et de nouveautés: le premier noir, la première femme, le premier latino (Bill Richardson qui vient de se retirer de la course) etc.... Et elles correspondent à la vision anti-Bush basique et sans nuances qui est à la mode aujourd'hui. Pourtant les différents candidats démocrates (hormi John Edwards qui n'a presque aucune chance) et surtout les deux principaux ont des programmes similaires et se réfèrent aux mêmes valeurs. Chacun se content d'invoquer le "changement" comme d'autres crient "rupture" ou "réforme". Un point intéressant cependant: la position extrèmement floue de Barack Hussein Obama quant à l'Islam. Converti au christianisme, il laisse planer le doute sur la sincérité de cette conversion. A ce sujet, l'analyse d'Anne-Marie Delcambre (cf www.LibertyVox.com) est très intéressante et ne laisse pas d'inquiéter.

A l'inverse les primaires républicaines donnent lieu à un véritable débat de fond entre des candidats, certes moins "nouveaux", mais qui défendent des sytèmes cohérents et clairs. Le débat peut d'autant plus avoir lieu que presque tous les candidats (sauf Duncan Hunter) ont obtenu des résultats significatifs.
En gros:

- Mitt Romney (le mormon) est le candidat officiel du Parti et du Président Bush, il tente de perpétuer la coalition qui existe depuis 30ans (et qui a permis la domination républicaine) entre les néo conservateurs, les anti fiscalistes et les chrétiens évangéliques. Le problème est que cette alliance semble morte et enterrée. De plus, les positions fluctuantes de Rommey sur des sujets primordiaux aux  yeux des électeurs républicains lui ottent une bonne part de crédibilité. Résultats: il a emporté les Caucus du Wyoming (67%, 8 délégués) et du Nevada (51%, 18 délégués), et surtout la primaire du Michigan (39%, 24 délégués) et a terminé second dans le caucus de l'Iowa ( 25%, 12 délégués) et la primaire du New Hampshire (32%, 4 délégués). 4ème en Caroline du Sud (15%, pas de délégué). Il détient le plus grand nombre de délégués en raison de l'appui de l'appareil du parti.

- Rudolph William Giuliani apparaît de plus en plus comme le candidat des néo conservateurs. Toute sa campagne est fondée sur la lutte contre le terrorisme et la poursuite d'une politique étrangère agressive. Il a mis un peu en sourdine la volonté néocons la nécessité impérieuse d'exporter la démocratie dans le monde entier car l'échec de l'Irak et de l'Afghanistan décrédibilisent complétement ce discours. Il tente de relancer sa campagne en modérant ses positions ultra libérales sur la famille et surtout en prenant comme modèle.... Nicolas Sarkozy! Comme son ami français, un programme attrappe-tout, incohérent, démagogique, violent, people et à géométrie variable (selon les auditoires). De plus, il tente de compenser son absence quasi totale de références claires par un tout sécuritaire liberticide très inquiétant (il souhaite aller encore plus loin que le Patriot Act, c'est dire...). Résultats: faibles pour l'instant mais non significatifs car il n'a pas fait campagne dans l'Iowa (4%), le Wyoming, le New Hampshire (9%, pas de délégué) le Michigan (3%!), le Nevada (4% 1 délégué),se réservant pour la Floride et le "Super Tuesday".

- Fred Thompson mène une campagne conservatrice classique sur deux pieds: anti-fiscalisme et chrétiens évangéliques. Il semble peu convaincant, en particulier du fait que son mode de vie ne plaît pas à une partie de son public cible (divorcé et remarié avec une jeunette) qui finalement, se réduit de plus en plus aux anti-fiscalistes. (le domaine est trop technique pour mon anglais sommaire). Résultats: 3ème place dans l'Iowa (13%, 3 délégués), 2ème place dans le Wyoming (25%, 3 délégués), 6ème dans le New Hampshire (1%, pas de délégué), 5ème dans le Michigan (4%, pas de délégué) 5ème dans le Nevada (8% 2 délégués). Arrivé seulement 3ème en Caroline du Sud (16% pas de délégué) où il avait beaucoup misé, son maintien dans la course est très compromis.

- John Sidney McCain, déjà candidat en 2000 contre Bush, est un électron libre du Parti Républicain. Il n'a pas ménagé Bush pendant son mandat. Sa grand force est la cohérence de ses positions sur la durée et son réalisme. Il s'oppose clairement aux néo conservateurs, en particulier sur les méthodes et les buts de guerre en Irak, mais, par réalisme et patriotisme, il réclame l'envoi de troupes supplémentaires en Irak. Visant en priorité l'électorat indépendant et modéré, il est dans le même temps tout à fait compatible avec deux des trois branches de la coalition défunte: les anti fiscalistes et les évangélistes. Ce pari pourrait s'avérer gagnant, d'autant que le néo conservatisme est le principal facteur d'impopularité de la Présidence Bush. Résultats: 4ème place dans l'Iowa (13%, 3 délégués), 1er dans le New Hampshire (37%, 7 délégués), 2ème dans le Michigan (30%, 4 délégués), 3ème dans le Nevada (13% 4 délégués), 1er en Caroline du Sud (33%, 19 délégués).

Venons en désormais aux trois candidats les plus intéressants intellectuellement:

- Ronald Ernest Paul (Ron Paul) se positionne clairement comme libertarien (libéral en France), ultra fédéraliste (presque confédéraliste) et isolationniste. Ce courant, ultra minoritaire dans le Parti Républicain, se réclame d'un conservatisme historique le plus stric. Sa réflexion sur le rôle de l'état central et la place de l'impôt est très intéressante. Mon niveau en anglais ne m'a malheureusement pas permis d'en comprendre toutes les finesses, mais je relève qu'il est le seul homme politique d'importance à relever le défi de pousser les théories libérales jusqu'au bout. Cette exigence intellectuelle et cette rigueur lui valent d'être boycotté par les puissances financières et les grands médias (un lien avec ses positions anti-Israëliennes assumées???)... et de susciter un intérêt non négligeable: il a réussi à lever beaucoup de fonds auprès des particuliers et a obtenu pour l'instant de meilleurs résultats que M. Guiliani. Et ce en dépit d'une campagne de calomnie (l'accusant de racisme) particulièrement violente orchestrée par les principales télévisions. Preuve que sa candidature dérange. Résultats: 2ème dans le Nevada (14%, 4 délégués), 5ème dans l'Iowa (10%, 2 délégués), 5ème dans le New Hampshire (8%, pas de délégué), 4ème dans le Michigan (6%, pas de délégués), 5ème en Caroline du Sud (4%, pas de délégué). S'il n'obtient pas l'investiture républicaine, se présentera peut être sous les couleurs du parti libertarien et d'autres petits partis.

- Duncan Hunter représente une droite nationaliste, protectioniste, conservatrice et chrétienne traditionnelle qui a le mérite d'être cohérente. Comme pour Ron Paul, son intransigeance intellectuelle sans compromission lui vaut le boycott de la totalité des médias. Il n'est ainsi pas convié aux débats télévisés de FoxNews (surnommée "FauxNews"), comme Ron Paul, sous des prétextes falacieux. Résultats faibles et non significatifs en raison de son impossibilité d'accéder aux médias: Wyoming: 8%, 1 délégué, Iowa: 1% pas de délégué, New Hampshire: 1%, pas de délégué. S'est retiré de la course après le caucus du Nevada.

- Michael Dale Huckabee (Mike Huckabee) est le candidat des chrétiens évangélistes. Sa candidature contre Rommey et Guilliani a sonné comme une déclaration de guerre de cette partie importante de l'électorat républicain. Il incarne avec succès le courant social-conservateur sur lequel Bush avait construit sa victoire en 2000 (souvenez vous du "conservatisme compassionnel"). La différence est que le Pasteur Huckabee est bien plus crédible que le Président sortant tant son mode de vie, ses origines (très modestes) et son bilan de gouverneur correspondent à ses idées, à tel point qu'il est perçu comme "incarnant" réellement ce conservatisme-social, comme Ron Paul incarne le libertarianisme. (alors que Rommey et Thompson peinent à être crédible par exemple). Ce positionnement social pourrait lui couter les voix des franges les plus conservatrices de l'électorat chrétien au profit de Duncan Hunter, si ce dernier avait plus d'accès aux médias, ou de Fred Thompson s'il réussissait à crédibiliser sa candidature. D'après ce que j'ai lu, il me semble que si Huckabee (en dépit de moyens ridiculement faibles) parvient à unifier sur son nom l'électorat chrétien, il peut perturber très fortement les candidats "officiels". Résultats: 1er dans l'Iowa (34%, 17 délégués), 3ème dans le New Hampshire (11%, 1 délégué), 3ème dans le Michigan (16%, 1 délégué), 4ème dans le Nevada (8%2 délégués), 2èmeen Caroline du Sud (30% 5 délégués).

Veuillez pardonner le caractère scolaire et la longueur de ce post, qui n'avait d'autre objet que de faire partager les longues heures d'épluchage de sources américaines.

 

Ambrogio Riva

2007.11.22

Allô Presidente

982cd6bd1393ab83e159e5a7c89e0736.jpgLe grand commandeur de la Révolution bolivarienne Hugo Chavez, personne n’en a jamais douté, est un grand faiseur de miracles. Il devient difficile devant tant de preuves de contester le caractère divin, christique, du grand homme. Il a commencé par des séances de traque sans relâche de Satan, qu’il a réussi à dénicher partout, même dans le Temple du Bien, l’Assemblée générale de l’ONU, où le Malin avait réussi à s’introduire sous les traits de Georges Walker Bush. Seule l’odeur de souffre qu’il laissait traîner derrière lui l’a trahi. 207e37bb90577e4f6dcc8dcecefd1de2.jpg

Puis notre grand homme a ressuscité en un rien de temps Fidel Lazare Castro, autre sauveur du genre humain. Le grabataire, que tous croyaient morts ou assimilé, est ainsi apparu dans un magnifique pyjama en direct dans l’émission hebdomadaire de Chavez « Allô Presidente ». Deuxième miracle.

En attendant qu’il sorte de son chapeau la dame Bettencourt toujours perdu dans la jungle depuis que son gps écolo fonctionnant à la sciure de bois est grippé, il vient de ressusciter un nouveau Lazare. Et là je dis : Halte à la charité chrétienne, tout miracle n’est pas bon à faire.

Depuis une semaine, la France vivait tranquillement, à son rythme. Un doux rythme fait de marche à pied, patins à roulettes, bicyclettes, planches en tous genres, covoiturage…imposé par les grèviculteurs. Au passage, remercions ces aimables terroristes syndicaux d’aider la mairie de Neuilly à forger l’identité nationale : entraide, solidarités entre toutes les couches sociales, toutes les communautés contre l’ennemi commun j’entends le grèviste-syndiqué-privilégié-riche-paresseux (et ça permet d’oublier au passage l’augmentation du salaire d’un non-privilégié de 170%, ainsi que les modifications du régime de nos pauvres-parlementaires-non-privilégié-qui-se-tuent-à-la-tâche-bénévolement-par-souci-du-bien-commun). Les grèves à répétition finissent par jouer le rôle qui fut naguère celui du service militaire.

Bref, nous vivions sans maire de Neuilly et nous en portions très bien. Le maire des maires, qui est toujours partout, de N’Djamena à Washington en passant par le Guilvinec et ses célèbres pêcheurs bretons, qui impose un rythme endiablé à ses compatriotes, avait bel et bien disparu depuis que les trains s’étaient arrêtés. Neuilly tout entier s’inquiétait et David Martinon nous rassurait en tentant de nous faire croire qu’il était juste allé au Diable.

Et c’est alors qu’est intervenu le génie du bolivarisme, qui cette fois a poussé l’amour du genre humain au-delà de toute limite. Quelques heures d’avion pas écolo, une intuition, une collecte charitable pour offrir des piles pour le GPS d’Ingrid, un camouflet au MEDEF, et hop ! une résurrection du Sarkozy des Carpates au passage. Fin de la récré ! Ce petit crochet par Paris a au moins donné un peu de répit aux étudiants de Caracas (évidemment à la solde du démon sulfureux de Washington) qui se font mitrailler depuis un bon mois par le doux Jésus Chavez.

Ambrogio Riva

12:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

2007.10.02

Un Villepin pour demain, un Villepin sinon rien !

Depuis quelques temps, vous l'aurez remarqué, ce blog rompt des traditions de neutralité auxquelles du reste il n'avait jamais adhéré. Répétition dans le temps, acceptation tacitement reconduite ... les plus endallozé d'entre vous auront reconnus les conditions de mise en place d'une nouvelle coutume. L'écrit vient à son heure l'attester : nous devenons partisans.

Mais rassurez-vous, partisans ne veut pas dire cohérents et la partialité ne suppose pas la fidélité dans la partialité. En un mot, nous nous efforcerons coûte que coûte de maintenir une ligne éditoriale improbable. Nous ne faiblirons pas dans la défense de la veuve et de l'orphelin surtout si la première est la mère du second et qu'elle a tué son mari ... ou inversement.

Mais alors pourquoi tant de précautions oratoires ? Pour un homme : Dominique !

Hegel observait déjà qu'au cours de l'histoire la mousse de la bière perdait en densité alors que dans le même temps l'Esprit du siècle pouvait s'incarner dans des hommes d'exception.
Voyant Napoléon, il crut voir l'IDÉE à cheval. Avait-il raison ? On peut en effet admettre qu'il vit un cheval. Pour le reste, si l'on accepte que parmi les idées il y en a de très mauvaises, alors oui il avait raison.

Mais si l'on évoque ici le nabot d'Arcole, ce n'est pas pour rendre hommage au maire de Neuilly mais à son biographe (je parle du biographe de Napoléon pas de Yasmina Reza).

Oui j'ai décidé officiellement d'apporter un soutien irrationnel à Dom', surnom du fringant Villepin qui n'est pas sans rappeler le DOM (Deus Optimus Maximus) qui frappe les tympans de la chrétienté depuis un certain soir de Noël.

Irrationnel ? Comment en serait-il autrement ?
En effet, la principale qualité de Dom' est évidemment qu'il est fou, fou à délier !
Pataugeant dans les eux troubles de Clearstream, donnant son avis halluciné sur une actualité qui ne le concerne plus. C'est un cramé qui fait la politique de la terre brûlée et cela nous promet sans doute une saine purification par les flammes.

Du bûcher des vanités au bûcher des vaniteux, sa deuxième qualité est d'incarner l'opposition en France face à ce nouveau général Boulanger qui croit pouvoir mener le pays à la baguette (industrielle en plus). L'histoire ne dit pas où était sa pomponette mais voilà que depuis des mois il met la France dans le pétrin en roulant les Français dans la farine.

Oui Dom' tu es notre Salut.
Seules ton imprévisibilité, ta rhétorique cyranesco-gaullienne, ta capacité à dire tout haut ce que personne ne comprend tout bas, seules ces qualités inimitables nous sauveront. Tu prêches dans le désert comme Jean-Baptiste mais toi, tu choisis une carrière de "précurseur" après-coup. Belle preuve de ton originalité. C'est quand tu n'as plus d'armes que tu montes au front. Tu as toutes les audaces même les moins audacieuses. Tu peux dire quelque chose d'aussi bête que Raffarin avec un ton historique. Le silence que tes saillies laissent à tes interlocuteurs passent pour de la déférence plus que pour de la consternation. Personne ne comprend ce que tu dis, où tu vas, d'où tu viens. Mais en se taisant par incompréhension, on légitime la profondeur d'un propos que toi-même peut-être tu ne maîtrisais pas jusqu'au bout.

Tu es en sorte une Ségolène Royal qui a réussi. Ton aplomb fait force de crédit, tes erreurs d'appréciation deviennent des approches innovantes. Tes sourcils se froncent, on reconnaît l'autorité. Tu t'endors, on voit en toi le sage. Tu passes ta main dans tes cheveux, on ne voit aucune pellicule.

Si tu pétais, soyons sûr qu'on parlerait de souffle nouveau ou de signal fort.

Dominique, l'esprit s'incarne en toi.

Si Hegel vivait, il dirait sans doute que la mousse de la bière a encore perdu en densité mais qu'en apercevant Dominique de Villepin il a vu l'IDEE.

Une question demeure cependant : où est passé son cheval ?!

Primo Piano

NDLR : A l'issue de cet article je dois avouer ne pas comprendre un traître mot de ce que j'ai écrit (en effet si j'avais parlé nommément de Sarkozy, j'aurais au moins reconnu un mot traître). Toute information concernant le sens ou l'absence de sens de ce que vous avez pu lire sera la bienvenue.

01:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12)

2007.08.27

"Ensemble nous referons le grand mouvement de 1789" (Cte de Chambord)

Une révolution est un mouvement qui revient sur sa position initiale ... ceux qui en doutaient encore n'ont qu'à observer la situation. Dans le rôle du "gros Capet", Nicolas Sarkozy. La comparaison est flatteuse je vous l'accorde. En revanche Cécilia colle mieux à l'image de Marie-Antoinette -du moins à celle que véhiculaient les révolutionnaires. "L'Autrichienne" est de retour ! Capricieuse, dépensière, peu disposée au compromis .... avec même Dame Agostinelli (dircom' de Prada) dans le rôle de la princesse de Lamballe ! Le bon peuple aime son Roi Nicolas qui est proche d'eux. La méchante c'est "elle", quoi qu'il se passe, s'il y a un problème ce sera sa faute ! Le Monde ne s'y est d'ailleurs pas trompé à la nuance prêt qu'il voit en Sarkozy davantage un nouveau Napoléon (défendable !)

Ca ira ? Ca ira ? ... Sarkozy ne passe-t-il pas déjà ses week end "à la Lanterne" (résidence près de Versailles) ? Même le prix du pain augmente .... c'est un signe : tous à la Bastille !

Primo Piano

01:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5)

 
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