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2007.05.04

Les soutiens de la gauche sont lâches !

Sous ce titre évocateur, il ne s’agit pas de disserter sur la trahison de Séguéla ; mais bien plutôt d’envisager un phénomène sociopolitique qu’il m’a été donné d’observer.
Les alentours du stade Charléty le 1er Mai étaient envahis de partisans socialistes.
medium_Soutien1.JPG Or, il m’est apparu alors clairement le point commun que partageaient tous ces jeunes gens et ces jeunes filles entre eux : l’absence de soutiens mammaires. 
Voila un nouvel élément qui vient alimenter le moulin de ceux qui continuent à croire au clivage droite-gauche : Une telle pratique n’existe pas chez les électrices sarkozistes (et même chez certains électeurs, me dit-on …)
Or il en va du port de sous-vêtements comme des valeurs traditionnelles : sans elles, on se sent plus libre mais leur présence nous maintient.
En politique comme en mode, le laxisme est source de grande inégalité :
Telle qui aura des atouts physiques naturels se verra avantagée par cette mode
Telle autre qui s’en trouve privé se voit ainsi renvoyée à son propre physique alors qu’un soutien strict lui offrirait un maintien dont elle se trouve privé par la nature.

Mais alors deux questions se posent et ouvriront un débat qui passionnera les politologues :
-Ségolène Royal est-elle de gauche ?
-Quelle cochonnerie va bien pouvoir inventer François Bayrou pour se différencier de sa droite et de sa gauche ? (Le fait même qu’il se revendique du centre n’est-il pas déjà obscène en soi ?!)

Vito Andolini

2007.04.28

Dérapage bien contrôlé

    Deux choses ne sont pas dans les habitudes de ce blog : traiter des sujets avec retard et ne donner que des liens pour tout article. Et bien tant pis, me risquant à une entorse à ces deux règles, je vous renvoie à deux articles en réponse à cette phrase inadmissible de Nicolas Sarkozy sur la Shoah. A noter d'ailleurs le peu d'émoi qu'elle a provoqué parmi les partisans umpistes qui fantasment sans doute une France aux mains immaculées.

    Trois conseils donc au candidat de la droite décidément bien décomplexée : excusez-vous, arrêtez de raconter des conneries et lisez des livres.

 

L'article de Jean Quatremer

 

L'article de Pierre Catalan

 

Thiébaut 

2007.04.23

Tu t'es vu quand t'as pas bu ...

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Une banale histoire de petit brun

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Enfin ! Après deux cents ans d’attente, les français ont enfin trouvé leur petit brun. Finies les crises de jalousie contre nos amis allemands, nous tenons le nôtre ! Lâche soulagement des nantis. Le vieux tribun n’a plus qu’à se rhabiller, ridiculisé par notre petit brun à côté duquel il paraîtrait presque comme l’incarnation de la raison et de la sérénité. Une vague d’espérance emporte l’horizon des possibles.

 

Et pas n’importe lequel! Une véritable perle rare. Car qui d’autre réussirait à se rallier tant les bourgeois catholiques que les gays du Marais, tant les juifs communautaires que les islamistes de l’UOIF, tant la haute finance et le MEDEF que l’ouvrier licencié pour délocalisation ? Toutes ces communautés doivent désormais former l’identité nationale. Heureusement qu’un ministère est prévu pour y travailler…

 

Si le pire n’est pas certain, gageons que le crû électoral 2007 sera de première qualité. La démocratie, une fois encore, est en train d’accoucher d’un de ses plus beaux rejetons.

 

 

Ah, Klarenberg, un petit mot sur le légitimisme pour nous rendre le sourire ?

 

 

Ambrogio Riva

2007.04.19

« Nique ta mère ! » contre « Suce ma bite ! »

Racailles versus racailles

ou

 

qui vote Sarkozy ?

 

 

            Depuis quelques mois, depuis septembre dernier en fait, une nouvelle France est née : la France des sarkozystes. Ils veulent remettre le pays au travail, en finir avec les tabous et le terrorisme intellectuel, rétablir l'ordre sur le territoire et réduire le train de vie de l'État. Ils travaillent, trouvent que les impôts sont trop élevés et ne sont pas choqués que les fortunes fuient la France. Surtout ils sont décomplexés. Ils sont de droite et aujourd'hui, enfin, ils peuvent le dire sans murmurer, sans fuir du regard, sans se justifier ou nuancer. Ils peuvent dirent « Je suis de droite » et non plus « j'ai plutôt une sensibilité de droite ». Ils ne se sentent plus seuls, ils sont des millions et ils comptent bien prendre leur revanche.

 

 

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            Voilà précisément le plus inquiétant. On pourrait reprocher mille choses à Sarkozy de la concussion avec les médias et le Medef à la négation de la séparation des pouvoirs en passant par les dérives populistes nauséabondes. Pourtant c'est cet esprit de revanche qui est le plus dangereux, cette envie d'en découdre à tout prix. Les conséquences sont déjà visibles, l'affrontement a commencé, en banlieue d'abord puis partout. Dans ses discours Nicolas Sarkozy n'hésite pas à réveiller les bas instincts et les pires préjugés. Il confond Nazis et Allemands, Italiens et voleurs et tous les clichés médiocres qui séduisent tant la France qui râle, dénonce et déporte. Il est capable d'expliquer qu'il faut remettre le pays au travail devant des gens qui depuis l'âge de 16 ans ont découpé des tubes d'acier à la chaîne avant de subir un licenciement économique. Tout est permis, les pires mensonges sous les meilleures intentions. Et aujourd'hui ils sont nombreux derrière lui à penser qu'ils sont les seuls à travailler, les seuls à payer des impôts ; à penser qu'ils entretiennent des gens subventionnés à ne rien faire, à penser que l'insécurité gagne La Baule et les villages reculés, à penser que « si ça continue il faudra que ça cesse », à penser qu'avec Sarkozy « ça va enfin bouger » et à croire qu'il vaut mieux renoncer à quelques libertés qu'à son confort.

 

 

            Aujourd'hui tout cela, ils peuvent le dire et le dire haut et fort et ils ne cèderont rien. Ils ont trop attendu ce moment. Ils prennent leur revanche et goûtent leur plaisir. On parle de « droite décomplexée » mais c'est davantage la « droite des complexés », la droite de ceux dont on s'est moqué. Elle n'a rien à voir avec la droite traditionnelle et légitimiste d'un Philippe de Villiers ou avec l'extrême droite de Jean-Marie Le Pen. Eux n'on jamais eu peur d'être de droite. Cette droite qui s'est réveillée « de droite et fière de l'être » n'est qu'une ancienne « droite honteuse ». Celle qui s'est sentie rabaissée et méprisée par la bienpensance et le politiquement correct. Celle qui veut se venger de ses humiliations et se souvient encore des souffrances subies dans la cour d'école à la récré'. Celui-ci un peu enrobé qu'on appelait « bouboule », celle-là avec son appareil qu'on traitait de « sourire d'acier », ceux-là encore, l'un avec ses boutons qui était surnommé « calculette », l'autre avec ses lunettes baptisé « bigleux »... Aujourd'hui Bouboule, Sourire d'acier, Calculette et Bigleux ont grandi. Ils se sont fait une place, une famille, une carrière mais il leur reste toujours un but non assouvi : casser la gueule de Gérard Lambert qui se foutait d'eux à la pause de 10h.

 

 

Heureusement, depuis 6 mois, ils ont croisé le chemin de Nicolas Sarkozy et voient dans le président de l'UMP l'instrument de leur vengeance.  Ensemble, à ceux qui crient « nique ta mère » ils hurlent « suce ma bite ». Voilà le niveau de la campagne présidentielle.

 

Le 17 juin, attention Lambert : « T’ar ta gueule à la récrée ! »

 

Primo Piano

2007.01.03

Valeurs contre vertus

Cher Primo Piano, votre article sur « l’impeccable blancheur de la vertu » ne pouvait pas me laisser medium_medium_segolene.2.jpgindifférent : je m’étonne qu’un homme avisé comme vous ait pu confondre « valeurs » et « vertus ». Vous parlez de valeurs dans le discours de Ségolène Royal. Permettez-moi de vous faire remarquer que les valeurs ne sont pas les vertus. Ne pas faire de distinctions entre ces deux notions est peut-être un symptôme de notre époque et nous expose à ne rien comprendre à la décadence de notre société. En effet, quelle autre époque a autant utilisé les mots de valeurs, respect, tolérance et justice et les a si peu pratiqué ?

On dirait même que plus on les évoque moins on les rencontre.

Et pour cause : les valeurs sont des concepts, ils relèvent du discours et de l’intellect, éventuellement du droit : ils disent ce qui devrait être mais n’ont aucune prise sur les comportements réels ; les vertus, en revanche, sont la pratique personnelle et assidue de comportements qui rendent chacun meilleur, elles sont la clé et l’enjeu de toute éducation.

On comprend dés lors qu’une société démocratique et laïcisée parlera plus volontiers de valeurs auxquelles chacun peut « adhérer » alors que les sociétés religieuses mettront en avant la pratique des vertus : beaucoup plus intimistes mais plus souples : chacun devant pratiquer selon ses talents et son état.

Bref, plus on exige de valeurs, tel un impératif kantien, moins on se donne les moyens de pratiquer les vertus qui ne peuvent s’accommoder de contraintes ou d’exigences juridiques extérieures aux personnes.

Il n’est donc pas étonnant que ce soit une socialiste qui parle le plus de valeurs : l’étatisme sous-jacent à son idéologie se nourrit de ses valeurs toutes froides et imposées par les lois.

medium_medium_logolysroyale1qz6fm.jpgA cet égard, l’antiracisme est un excellent exemple ; quand les mouvements antiracistes veulent corriger les comportements haineux, ils utilisent le droit, les poursuites judiciaires, la censure, l’intimidation… En voulant promouvoir la vertu, ils pratiquent eux-mêmes la haine qu’ils condamnaient chez leurs voisins. La vertu authentique recherche les moyens adaptées aux fins.

Permettre les comportements totalitaires au nom de valeurs aussi utiles soient-elles, voila le fin mot du royalo-socialisme : voila le vice sous les traits d’une madone en tailleur blanc.

2006.11.30

Ordre de mobilisation générale ...?

En ces périodes troubles et excitantes de campagne présidentielle, les "zélotes" qui nous gouvernent et se gouvernent eux même si peu, n'ont qu'un mot à la bouche : "mobilisation" ....medium_I-want-you-eu.2.gif

Mobilisez-vous qu'ils disaient ... on connait le refrain, c'est le même que ceux que servent les diatribes médiatriques et les faux prophètes des instituts de sondage. Toutefois, le bon comme le mauvais philosophe, le modeste penseur ou l'homme libre doit garder présent le souci de douter de tout et de remettre en cause le "prêt-à-penser".

Faut-il donc vraiment se féliciter d'une forte mobilisation politique ou s'inquiéter d'une démobilisation ?

Une récente discussion avec un ami m'y a fait réfléchir ...

Dans quelles types de régimes les électeurs se ruent-ils vers l'isoloir ? Dans quels contextes ? Dans quels pays peut-on compter autant -et parfois plus (sic)- de bulletins que d'inscrits, voire que de candidats ... Doit-on rappeler l'histoire d'un certain chancelier allemand qui suscita une "irrésistible" mobilisation politique ... avant d'ordonner une mobilisation militaire cette fois ?

L'abstention, le désintérêt du scrutin, n'est-ce pas aussi une forme de confiance, de blanc seing envers la classe dirigeante ?

medium_image002.jpgFaut-il voir les élections autrement que comme le catalysateur -ou la catharsis- des tensions, aspirations et espérances individuelles et collectives ? C'est un match géant, chacun y va de son poulain, de son prognostic. On se rassemble en partis, on s'oppose, on se fache même. Et puis ... et puis ... on finit tous par se réconcilier en déclarant de concert que de toute façon gauche droite c'est pareil, tous pourris pour certains, tous incompétents pour d'autres, le tout en se versant un bon petit verre et profitant des derniers instants d'une douce journée de printemps dont on aura finalement rien vu ... ne fallait-il pas commencer par là ?

 Alors au lieu de s'écharper sur le programme de Ségolène, notez plutôt qu'à l'envers UMP donne PMU ... poussez la porte le 22 avril prochain, quite à demander un Kir Royal !

 

Primo Piano 

 
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