Avertir le modérateur

2008.01.21

Jacques Attali est-il une merde?

 

48f99c2b00ffed3c3e08fa759a0b0800.jpg

On sait que Jacques Attali est un résidu mal digéré de Mitterrand. Est-ce suffisant pour le qualifier de rejet fécal? D'incompétent pour relancer la croissance sûrement, de merde sûrement pas.

La réponse à la question ici posée nous sera fournie dés cette semaine. Le grand spécialiste français de la croissance (sic) a accepté de nous indiquer le chemin à suivre pour retrouver la croissance économique comme on retrouve son chien après la chasse.

Et les solutions sont simples : immigration et suppression des départements. (Si on m’avait demandé mon avis, j’aurai répondu : réchauffement de la planète et poule au pot)

Voila un socialiste impénitent.

La première proposition ne pouvant être commentée sans tomber sous le coup de la loi Gayssot ou sous ceux des militants lepénistes, je m’abstiendrai de vous faire partager mes réflexions.

La suppression des départements me paraît en revanche à la portée de ma critique ; non pas que les départements soient une merveilleuse invention de la Révolution mais, en vigueur depuis plus de deux cents ans, le découpage a fini par prendre du sens, à créer une identité départementale et donc à justifier de l’existence d’un  bien commun que des élus locaux ont la charge de défendre et de discuter.

Mais il y aura toujours les irréductibles imbéciles qui voient dans le département, une marque de notre odieuse Révolution et salueront dans les régions la résurgence de nos regrettées provinces d’Ancien Régime. Il serait judicieux de faire remarquer à ceux-là que les régions sont aux provinces ce que les syndicats de travailleurs sont aux corporations d’antan.

Ceux-là associés à ceux qui veulent une collectivité de référence au niveau européen supprimeront l’échelon départemental pour grossir d’autant les compétences régionales. Encore une fausse bonne idée en libre circulation : les Länder allemands votent des lois et exécutent des décisions fédérales, nos régions pondent des plans pluriannuels et distribuent des subventions : comment ces entités vont-elles discuter et de quoi ?

La plupart des régions sont mal découpées : le Languedoc-Roussillon n’est ni le Languedoc ni le Roussillon, les Pays de la Loire n’ont en commun qu’un voisinage avec la Loire , le Centre n’a d’autre identité que d’être placé au centre, la Normandie est coupée en deux…

Le mode d’élection des conseillers régionaux reste obscur et inexplicable : comment peuvent-ils être légitimes ?

Les missions des régions sont légères : administrations de projet, les services des régions sont largement composées de cadres et n’ont d’autre capacité d’action que d’inciter les communes, les associations ou les entreprises à faire ou à ne pas faire. Eloignées du terrain, elles ont besoin plus qu’aucune autre collectivité locale de s’appuyer sur des services déconcentrés. On voit fleurir les antennes des conseils régionaux ou encore les Pays…Bref, la lourdeur de l’Etat sans la nécessité.

Le seul avenir promis aux régions est de s’engraisser pour devenir des mastodontes administratives fortes d’un gros budget et de services nombreux : exactement ce que le secteur public français ne peut plus se permettre.

Face aux régions les conseils généraux sont proches du terrain avec des élus enracinés dans chaque canton et des services à l’expérience éprouvée.

Or ces départements par leur multiplicité et leur taille ont une souplesse et donc une capacité d’adaptation qui leur offre de nombreuses possibilités d’évolution.

Certaines dispositions de la loi du 13 août 2004 semblent ouvrir des pistes encore inexplorées. Pour certains domaines nécessitant l’installation de grandes infrastructures et une coordination sur un territoire plus vaste qu’une commune (type élimination des déchets, station d’épuration des eaux usées, etc.), le département pourrait prendre un rôle de chef de file dans les secteurs ruraux et coordonner ainsi les efforts de communes isolées, tandis qu’il transfère l’exercice de certaines de ses compétences sur le territoire des grandes agglomérations suffisamment organisées en communautés urbaines ou d’agglomération pour gérer par exemple la distribution du RMI, de l’APA, etc.

On obtiendrait une administration territoriale à géométrie variable selon l’organisation communale : là où l’intercommunalité est puissante, les communes et leurs groupements prennent le relais des conseils généraux, là où l’intercommunalité est faible, c’est le département qui épaule les communes.

De plus, pour éviter l’hyper croissance des régions et corriger ses défauts, la région ne devrait être qu’une organisation interdépartementale. Donc pas de mille feuilles mais deux collectivités de référence les communes et les départements qui coordonnent leurs efforts conformément à leurs intérêts : les deux départements alsaciens pourraient enfin travailler en harmonie, l’Ile de France deviendrait une vraie instance de concertation de toutes ses composantes, la Bretagne fixerait sa frontière.

Cela nécessiterait toutefois de concevoir que tout le territoire ne soit pas structuré sur un seul modèle. Voila sans doute une idée originale mais sûrement pas à la portée d’un cerveau laminé par quatorze années de mitterrandisme.

Vito Andolini

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu